LYON, FOYER D'ÉTUDES
officiis » de Cicéron, qui n'est pas de son écriture, un acrostiche « Manno miser « est de sa main et a été apposé par lui, sans doute au scriptorium de Lyon ^.
Au rapport de Loup de Ferrières, écrivant en 860, Adon, son disciple, en butte aux vexations d'envieux s'était retiré dans la ville de Lyon pour y goûter la paix et dans l'intention d'y compléter son instruction (inde discendi studio) ^. C'csi dans ce foyer d'études qu'était l'église de Lyon, qu'Adon a composé son martyrologe vers 850-860, auquel il a sans doute fait diverses additions plus tard quand il fut devenu évêque de Vienne '\ Au siècle suivant, Maïeul est allé s'instruire aussi à Lyon, qui au dire de ses biographes l'emportait sur toutes les cités voisines dans l'étude des arts libéraux ^, ville nourricière et mère de la philosophie ^.
Au IX^ siècle, le scriptorium lyonnais était assez actif, pour créer une véritable tradition. Les traits propres à l'écriture lyonnaise ont pu suffire à faire rapporter à ce scriptorium bien des manuscrits dont la provenance n'est pas connue autrement ^. Non seulement des livres nouveaux sont exécutés dans le scriptorium, mais les manuscrits anciens y sont revisés, corrigés, annotés'^, complétés^.