‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 200 sur 1203 · OUVRAGES COMPOSÉS A FLEURY AU IX^ SIÈCLE · texte numérisé non relu

OUVRAGES COMPOSÉS A FLEURY AU IX^ SIÈCLE

portent des annotations de copiste qui ont pu être apposées dans cet atelier ^.

Du scriptorium de Fleury sont sorties aussi beaucoup d'œuvres originales composées ou écrites et copiées dans cet atelier. C'est le cas des œuvres d'Adrevald. Son traité Z)g corpore et sanguine Christi, la vie qu'il a composée de saint Ayoul ont été conservés dans des manuscrits de Saint-Benoît, ^ qui, s'ils ne sont pas les manuscrits originaux, ont du moins été copiés d'après eux dans le même scriptormm. L'histoire de la Translation de saint Benoît et le premier livre des Miracles du saint composés par Adrevald, ont été évidemment exécutés au scriptorium de Fleury ^. Un recueil de poèmes sur les Arts libéraux, dont le manuscrit provient sans doute de Fleury, est peut-être un témoin de l'activité littéraire de la scola et du scriptorium de Fleury au IX^ siècle *.

Là aussi, Abbon a dicté ou écrit lui-même ses lettres et fait mettre au net ou copier la plupart des nombreux ouvrages composés par lui ^. Au témoignage d'Aimoin, Abbon tenait qu'après la prière et le jeune, l'étude des lettres (iitterarum studia) et particulièrement la composition d'ouvrages (maximeque dictandi exercitia) mettent surtout en échec lespas-

1. Telle l'inscription du ms. 334 : « Inter justorum sit scriptor nomina scriptus ». Calai., p. 180. Le ms. de Boëce, 267, du X" ou XI« siècle, renferme des attestations du correcteur : « relegi » —ou « relegi meum » t°^ 64, 73, 88 (cf. Catal., p. 131), mais elles ont été reproduite^ par le copiste d'après le ms. qu'U. avait sous les yeux.

2. D'Achery (Spicil. T., p. 150) édite, dit-il, le De corpore d'après un ms. de l'abbaye de Fleury ; MabiUon (A. S. Il, 627) a transcrit la VUa Aignlfi d'après un ms. du même monastère, dont nous ignorons la date d'exécution.

3. Aucun des mss. conservés de son œuvre (cf. Holder Egger, SS, XV, 476- 7) iie provient de Fleury ; mais évidemment ils dépendent de l'original écrit en ce monastère.

4. B. Berne, ms. 258, IX^ siècle, publié au t. IV des Poelae latini. Cette sylloga d'après l'éditeur (p. 243) aurait été composée soit à Fleury, soit à Auxerre.

5. Le ms. du XP s. d'après lequel P. Pithou a publié les lettres et VApologeticuni d'Abbon (Brit. M. Addit. 10972) provient sans doute de Fleury. Le ms. des Canons du même âge (B. N. lat. 2400) pro\àent de S. Martial de Limoges. Son abrégé du Liber Pontificalis est conservé dans deux ms. du XI«, provenant l'un de Fleury (Leyde Voss. F 96), l'autre de S. Mesmin (B. Berne, ms. 120). Le ms. des Quaestiones grammaticae (B. Vatican. Regin. 596) est du XI^ siècle et provient de Fleury. Cf. Van de Vy\'er, Les œuvres inédites d'Abbon, R. Bénéd., 1935, P- 125, n. 5 et p. 126-130. Aucun de ces mss. ne peut-être ms. autographe d'Abbon ; mais tous, conservés ou non à Fleury, sont des copies de l'original exécuté dans le scriptorium du monastère. M. Van de Vwer attribue en outre à Abbon un traité sur les syllogismes catégoriques qui se trouve dans le ms. de la seconde moitié du X^ provenant de Fleury (B. N. nouv. acq. 1611), qui a pu être exécuté sous ses yeux. Il en est peut-être de même de son Commentaire du Calculus de Victorius, qui vient en tête dums.de Berlin 138 et des petits traités d'astronomie réunis sous son nom dans le ms. du Trinity Collège de Cambridge 945, de la fin du X^ s., qui ne provient pas de Fleury et dont les deux premiers se retrouvent dans le ms. de Londres, Harl. 2506, de la même époque et qui provient de Fleury (Van de Vyver, op. cit.).

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