‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 224 sur 1203 · LES SCRIBES GÉDÉON, AMALRIC · texte numérisé non relu

LES SCRIBES GÉDÉON, AMALRIC

Tite Live ^. Mais dans une œuvre d'époque plus tardive où apparaissent douze mains différentes, dont quelques-unes pratiquent une écriture en progrès sensibles sur celle du Tite Live, se retrouvent peut-être celles de trois de ces scribes Frédégaudus, Théodégrimus et Théogrimnus qui n'ont pas changé leur manière ^. De même, dans un manuscrit du même temps, de cinq mains différentes, l'une ressemble à celle de Théodégrimus, une autre à celle d'Aldo du même Tite Live ^. Enfin dans un manuscrit postérieur encore, qui appartient au stade de l'écriture de Tours dite « régulière », la première des trois mains qu'on y découvre, ressemble à celle de Frédégaudus, qui, s'il a écrit encore à cette date, a travaillé jusqu'à un âge avancé *.

Nous connaissons les noms de quelques-uns des scribes qui, inscrits comme eux sur la liste des Confraternités, se sont vraisemblablement formés après eux dans le scriptorium de Saint-Martin, peut-être dès le temps d'Alcuin et dont les œuvres ont pu être exécutées, soit de son vivant encore, soit dans les années qui suivirent sa mort.

Les Évangiles donnés à l'église de Nevers par l'évêque Hériman ont été écrits par un certain Gédéon en une semionciale encore imparfaite et une grosse minuscule cursive embellie, qui dénote une époque postérieure à l'exécution du Tite Live et appartient à la période dite alcuinienne ^. Gédéon était im jeune scribe vers 820, car il occupe le numéro 190 dans une liste de 219 noms ^. La Bible de Monza, exécutée en une minuscule claire et gracieuse, mais qui conserve des traits cursifs ', est l'œuvre d'Amalric, celui-là même sans doute qui devint écolâtre de Saint-Martin ^ et qui, en cette qualité, a peutêtre dirigé plus tard l'atelier des scribes. Il était jeune encore quand il écrivit cette Bible. Le nom d'Amalric se retrouve

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