‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 241 sur 1203 · INFLUENCE EXERCÉE PAR L'ÉCOLE TOURANGELLE · texte numérisé non relu

INFLUENCE EXERCÉE PAR L'ÉCOLE TOURANGELLE

cuinien de Saint -Martin ont pu n'être pas produits à Tours ^. Le moine de Reichenau venu à Saint-Martin soit avant, soit après l'arrivée d'AJcuin, a envoyé à son monastère des livres '^, pour en enrichir sans doute la bibliothèque, mais vraisemblablement aussi pour fournir des spécimens de l'écriture et du décor en usage à Tours.

Un commentaire de Bède a pu être produit à Fleury ou à Reims sous l'influence de la mérovingienne embellie pratiquée à Tours au temps d'Alcuin ^. Le manuscrit du Bréviaire d'Alaric, écrit en cette même écriture par Audgarius, qui ne figure pas sur la liste des moines de Tours, a peut-être été exécuté ailleurs que dans l'atelier de Saint-Martin "*. Un « Martinellus » provenant de Saint-Amand a sans doute été écrit dans ce monastère sous l'influence de l'école de Tours en cursive embellie ^. Plusieurs autres manuscrits de même écriture ne sont sans doute tourangeaux que d'inspiration ^.

De même, un «Martinellus», provenant de Saint-Arnoul de Metz, exécuté avec la perfection qui caractérise la fin de l'abbatiat de Frédégise, est plutôt influencé par l'école de Tours que produit par elle '', ainsi que d'autres manuscrits de même écriture ^. Tel encore le Psautier d'Angers venant peut-être de Saint-Aubin, dont le copiste s'approprie le style tourangeau de la belle époque ^. Tels aussi deux manuscrits de Chartres *". Le manuscrit d'Ermentaire écrit après le milieu du siècle, porte la marque de l'influence, non de l'origine tourangelle ^^.

1. B. Vienne, mss. 89, Sextus Rvifus et s. Isidore (Rand, n. 21), et 418, Carions (Rand, n. 22).

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