‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 248 sur 1203 · B. Berlin Théol. lat. F 733, Rand, 107, p · texte numérisé non relu

B. Berlin Théol. lat. F 733, Rand, 107, p

6. M. Rand ajoute aux précédents le l^srien d'Autun (ms. 40) n° 106, leoMartinellus'de Berlin (ms. 115, Phill. 1877) n. 108, l'Évangile de s. Mathieu des Arch.de la Côte-d'Or, n» 109, le fragment d'Évang. de Grenoble n» m, les Évangiles de Laon (ms. 63) n. 112, la vie de s. Germain de Leyde (lat. 1685) n. 113, la cosmographie d'Aethicus et le de situ orbis de Leyde (Voss. lat. F 113) n. 114, les Évangiles delaB. Chester Beatty de Londres (ms. 8) n. 115, la Bible Faure (B. N. lat. 47) n. 117, les Évangiles B. N. lat. 263 n. 118, le Martinellus (B. N. lat. 5582) n» 120, les Évangiles Dufay (B. N. lat. 9383) n. 121, le psautier B. N. nouv. acq. lat. 442 n. 122, r " Expos, in Mattheum 1 de Raban Maur (B. Tours 106) n. 123, et parmi les incertains, les Évangiles de Berlin (Ham. 248) n. 124 et de Wolfenbuttel (ms. 2186), n. 128, les fragments de Bible de Berlin (Kunstgewerbemus.) n. 123 et de Trêves, (Inc. 921) n. 126, le Pseudo Isidore (B. Vienne 2133) n. 127. .\u total de cette période survivraient 24 mss.

7. « except the gênerai llavor of decay » Rand, p. 64. M. Rand note que la scmi onciale est moins employée. Il signale 8 mss. sortis certainement des scripforia tourangeaux à cette époque, n" 129-136, B. Chartres, 98 et ni; Londres, Add. 11849: B. N. lat. 261 ;Evang. du Mans, 267; Rome Vatican, Regin. 586; «Martinellus "B. Tours 309 et 184 + B. N. lat. 9430, plus 2 mss. (B. Cologne i ; Rome Regin. 647 Ermentarius) de même style, mais dont l'origine tourangelle est peu probable. Dans un groupe VIII, p. 66 et n» 139-49, M. Rand réunit les mss. combinant des caractères tourangeaux avec le style ornemental franco-saxon ; ce groupe n'intéresse que l'histoire de l'art et assemble des mss. dont beaucoup ne sont pas d'origine tourangelle.

170 ÉCRITURES archaïques

contre l'art créé par Alcuin et ses successeurs, d'une revivance des traits mérovingiens et des formes cursives ^.

Ce retour aux écritures archaïques est sensible encore au X<î et au commencement du XI^ siècle, bien que le petit nombre de manuscrits sortis à cette époque des scriptoria tourangeaux qui sont conservés, limite le champ des recherches ^. Toutefois, un certain nombre de manuscrits, en dépit des traits cursifs qu'ils renferment, rappellent encore la belle technique propre à l'école tourangelle ^. Dès le milieu du XI^ siècle, au reste, se font sentir dans les scriptoria de Touraine les approches de la renaissance calligraphique et ornementale qui s'épanouit au Xlle siècle *.

§ 8. — L'enluminure tourangelle

Manuscrits peints et manuscrits non décorés.

Parmi les manuscrits qui portent les caractères paléographiques de l'école tourangelle, les manuscrits non décorés, au moins ceux qui subsistent, sont les moins nombreux ^ ; la plupart des œuvres conservées sont des manuscrits de luxe soigneusement enluminés. Il est rare, en particulier, que les textes des Saintes Écritures et les livres liturgiques sortis de l'atelier de Saint-Martin ne soient pas illustrés. Toutefois, un manuscrit peut être un livre de luxe, même s'il n'est pas orné de peintures. C'est le cas des Évangiles en onciale d'or, exécutés semble-t-il à Tours dans le premier quart du IX^ siècle, peut-être par un scribe insulaire et sur lesquels plus tard les rois de France prêtaient serment à titre de chanoines de Saint- Martin 6.

Un certain nombre d'exemplaires tourangeaux de la Bible ou des Évangiles ont été exécutés sans recevoir aucune sorte de décoration. C'est le cas d'Évangiles qui paraissent

1. Rand, p. 69. Parmi les 25 mss., n" 150-175 qu'il énuraère dans le groupe de la fin du IX*" siècle, M. Rand en signale huit qui appartiennent, en tout ou en partie, au style parfait décadent, les autres représentent la " revived cursive >..

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