ÉCRITURES CURSIVE ET PRÉCAROLINE
est sensible ^ ; un septième volume est d'une écriture légèrement postérieure ; le huitième est écrit en une minuscule plus petite ^. D'autres manuscrits exécutés au scriptorium de Corbie peuvent être rangés dans le même groupe, car l'écriture en est similaire ^.
Cette écriture est bien la minuscule Caroline, avec encore quelques traits qui l'apparentent aux anciens types cursifs. Elle est pratiquée couramment déjà à Corbie, par un certain nombre de scribes, quelque vingt ans avant l'arrivée d'Alcuin à Tours. C'est par conséquent l'atelier de Corbie qui a pris la part la plus large dans la formation de cette écriture, laquelle, au départ de ce scriptomim , a fait, en passant sans doute par l'école de Tours, la conquête de tous les scriptoria.
L'ancienne cursive a b s'est maintenue quelque temps encore à Corbie *, puisqu'elle est employée dans un manuscrit commandé par Adalhard entre 815 et 821. Mais la nouvelle écriture a prévalu, à mesure sans doute que disparaissaient les vieux scribes habitués à l'ancienne technique. On a remarqué que des manuscrits d'écriture a b ont été corrigés ou annotés en minuscule Caroline ^, d'autres exécutés, partie en écriture a b, partie en Caroline ^. Au reste l'écriture e n, qui est la plus ancienne de celles qui constituent une préparation à la Caroline, se retrouve aussi à côté d'écritures plus récentes '.
r. B. Amiens, mss. 6, 7, 9, n, 12 et B. N. gardes du ras. latin 13174 ; cf. Lauer, p. 436-8.