F V I ; Dobiash, XXXV, p
7. Cf. Zimmermann, Die Vorkarol. Miniat., p. 8 et suiv., 63 et suiv.
8. Me Dobiash {Hisl. atelier Corbie, p. 97-100) signale à Corbie plusieurs styles, l'insulaire (marqueterie, entrelacs ou simples taches de couleur), celui d'une tradition
CORBIE EST-U. SIÈGE d'UNE ÉCOLE D'ENLUMINURE? 221
mément au style de Corbie et exécutés probablement dans ce monastère, sont de la fin du VII^ siècle ^ ; huit autres peuvent être datés des environs de l'an 700 ou du commencement du Ville siècle - ; quinze autres sont du 2^ ou 3^ tiers de ce siècle ^ ; six enfin peuvent être datés des environs de l'an 800*. Un certain nombre de manuscrits, exécutés ailleurs, portent la marque de l'influence de l'école de Corbie ^.
Il n'est pas vraisemblable qu'après ces débuts dans la recherche de motifs décoratifs, l'atelier de Corbie ait cessé de s'adonner, au cours du IX^ siècle, à l'art de peindre les manuscrits ; mais nous ne pouvons déterminer sûrement la part que ce monastère a pu prendre dans l'épanouissement de l'art de l'enluminure.
Il a certainement produit une œuvre artistique de prix, le Sacramentaire de Rodrade, auquel fait suite un Antiphonaire, à une date postérieure de quelques années à 853, puisque ce moine l'a exécuté en mémoire de son ordination, reçue en cette année ^. C'est parce que ce manuscrit provient certainement de l'ateher de Corbie, que le monastère est souvent tenu pour chef d'école et créateur du style éclectique qui se forme dans la seconde moitié du siècle et qui, sensible dans le Sacramentaire corbéien, se retrouve dans le codex
classique dégénérée (palinettes, feuilles d'acanthe ou de lierre, oiseaux bec(5uetant des raisins), qu'on trouve en particulier dans le ms. commandé par Leutcharius, et enfin types indigènes où domine le poisson stylisé, soit luxovien, soit proprement corbéien. Toutefois, comme l'a signalé Zimmermann {Die vorkarol. Miniat., 64-5), tandis que le poisson stylisé de Luxeuil est de fonne symétrique et figé, celui de Corbie est plus naturel et vivant ; le corps s'assouplit en courbes élégantes.
1. B. Cambrai ms. 684,1»= p., Zimmermann, Pi. 92-3 ; Brit. Mus. Burney 340 (PI. 112 b).
2. B. N. lat. 12097 (Zimmermann, PI. 85), 17655 ^PI- 89-91); B. Morgan New- York, « Morslia in Job" provenant de Beauvais (PI. 85*) et Évangles de même provenance (PI. 91*) ; B. Leningrad F v I N 2 (PI. 86-7) ; Q v I N 13 (PI. 88, 92 d) ; Q V I N 7, 8, 9 (PI. 113) ; B. Chartres, ms. 40 (PL 114).
3. B. Cambrai ms. 684, 2" p. (PI. 102 d, 128) ; Rome, Vallic. ms. B 62 (attribué auss à râtelier de Trêves, PI. 94-8) ; \'atic. Regin., lat. 257 (PI. 99-101) ; Palat. lat. 493 (PI. ICI*) ; B. N. lat. 3836 (Pi. 102 cA, 103, 104 a) ; 12190 ? (P. 112 a-113) ; 13028 (PI. 115) ; 2.824 (PI. 116 c) ; n. acq. lat. 1740 (PI. 99 c) ; 1619 (PI. ii5 a,b) ; Leningrad F v I N 11 (PI. 102 a) ; O v I N 2 (PI. 116 b) ; F v I N 6 (P . 116-8) ; S Gali Stiftsb. 214 (PI. 102 b) ; Cambridge Corp. Chr. ms. 193 (PI- 92 e, 103 c, 104 b).
4. B. N. lat. 12135 (PI. 105) ; 11.681 (PI. 106 c) ; 12155 (PI- 104 c, 106-8) ; 11.627 (PI. 109-10) ; B. Berlin, Ham. 132 (PI. 106 d, m a) ; Leningrad F v XIV N i (PI. III b).
5. B. cath. Cologne, ms. 98 (PI. 116) ; B. Berlin, théol. foJ. 354 (PI- "8-9) ; Brit. Mus. Addit. 24-143 (PI. 119 a) ; B. Cambrai, ms. 237 (PL 119-21) ; B. Boulogne-surmer, ms.42 (Pi. 120) ; B. BruxeUes, 2493 (PI- 121) ; 9-850-2 (PI. 124-6) ; B. Épinal, ms. 68 (PL 122); Munich lat. 6278 (PL 123).
6. B. N. lat. 12050 ; Boinet, PL CXL ; Leroquais, Les Sacmm., 9, P- 25 ; Delisle, Cab. des tnss., III, 257.