‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 343 sur 1203 · Chron. Centul., IV, i, p. i8o ; 17, p · texte numérisé non relu

Chron. Centul., IV, i, p. i8o ; 17, p

2. Chron. Centul., IV, 36, p. 283. Hariulf a revisé son travail, puisqu'il relate la mort en 1104 de l'abbé Gervin, cf. F. Lot, p. XVII.

3. Alcuin, à sa demande, mit en meilleure forme la vie de saint Vaast (Aie. episi, 212, p. 706) et composa des inscriptions en vers pour l'église rebâtie par Radon, et les aute s qu'elle renfermait {Aie. carm. 99, Poetae lai., I, 308-12).

4. B. imp. Vienne 1190. En tête de la Bible, on lit un poème qui renferme ces deux vers :

« Codicibus sacris hostili clade perustis Et rado fervens hoc reparavit opus. »

Le poème, que le copiste dit être d'Alcuin, est bien en effet de celui-ci, à cette différence que dans la pièce de vers d'Alcuin en lit : « Ezra deo » au lieu de «et Rado » (Aie. carm., 69, p. 292). Comme la lectiu-e «et Rado » est certaine, il est \Taisemblable qu'un moine de S. Vaast, exécutant ce manuscrit à la suite d'un incendie, a légèrement interpolé le { oème d'Alcuin, pour y int oduire le nom de l'abbé, qui lui avait commandé ce 'travail; cf. S. Berger, H. Vulgaie, p. 108-9. Suivant i\Igr Dehaisnes (Hist. de Vart dans la Flandre, l'Artois, le Hahiauf, I, p. 76), une pièce de vers d'Alcuin témoignerait déjà de l'activité du scriptorium de Saint-^'aast au VIII« siècle : «in sacrum codiccm, cura Radonis, abbatis monasterii sancti Vedasti scriptum ». Il ajoute que la chronique de Saint-Vaast (?) désigne ce coc^ex ccmme constituant un Missel (?) «satis implicatum », ternie que l'historien de l'art en Artois traduit par « chargé d'entrelacs ». Les entrelacs, dont la variété et la complexité caractérisent la décoration des manuscrits du groupe franco-saxon, se trouverait nt-iJs déjà dans un manus rit de Saint-Vaast de la fin du VIII"^ siècle ? Nous ne savons d'où Mgr Dehaisnes tenait des renseignements qui ne paraissent guère s'appliquer à la Bible de Vienne écrite sur l'ordre de Radon.

5. B. Arras, ms. 233; cf. L. Delisle, L'Évangéliaire de S. Vaast d'Arras et la callt' graphie franco-saxonne au IX^ s., p. 12, et Dehaisnes, I, 76. Sur l'école franco-saxonne, voir plus loin, Chap. 22, § 2.

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