‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 344 sur 1203 · SCRIPTORIUM )) DE SAINT-VAAST D'ARRAS AU X« SIÈCLE · texte numérisé non relu

SCRIPTORIUM )) DE SAINT-VAAST D'ARRAS AU X« SIÈCLE

Vaast du 6 février et du lo octobre, alors qu'il n'en contient pour aucune autre fête de saint local ^. Le Sacramentaire de Cambrai de même style, renferme la messe de la vigile de la fête de saint Vaast (5 février), comme celle de la « depositio sandi Vedasti » (6 février) et pas davantage de messes d'autre saint étranger au calendrier romain ^. On peut conjecturer qu'il a été exécuté aussi pour le monastère Saint-Vaast et transporté ensuite à Cambrai. Il est vraisemblable que l'un et l'autre sortent du scriptoriitm de Saint-Vaast. Il en est sans doute de même des Évangiles de style franco-saxon qui ont appartenu à ce monastère et dont il ne subsiste que le saint Mathieu ^. L'atelier de Saint-Vaast, s'il a produit, comme il semble, ces trois manuscrits, peut être considéré comme l'un des foyers au moins de l'école qui, sous l'influence de l'art anglo-saxon, s'est formée dans la région du Nord.

A part le Sacramentaire qui avait peut-être passé déjà d'Arras à Cambrai, ces manuscrits ont échappé à l'incendie qui en 886 anéantit les livres transportés à Beauvais avec le trésor de Saint-Vaast ^. Les quelques autres manuscrits du IX^ siècle que le monastère a conservés '", ou bien ont été sauvés eux aussi lors du désastre, ou proviennent d'un autre scriptoriitm et ont été acquis lorsque les moines reconstituèrent leur bibliothèque.

Plusieurs manuscrits du X^ siècle renferment une note d'une main contemporaine et qui marque que ces livres appartenaient alors à Saint-Vaast ^ ; mais la preuve de l'origine artésienne ne serait faite que si la note était certainement de la même main que l'écriture du manuscrit. Sur l'un d'eux est inscrit le nom du prêtre Ermenric \ sans doute le moine de Saint-Vaast qui a tenu la plume. C'est sans doute aussi à Saint-Vaast qu'a été exécuté, au X^ siècle, un Sacramentaire

1. Delisle, L'Évang. de S. Vaast, p. 12. La table (tf. p. 6 et 7) les indique toutes deux ; la portion de l'Évangéliaire qui renfermait le second de ces Évangiles a péri.

2. B. Cambrai, ms. 162 (158) ; cf. Leroquais, Les sacrant., 14, p. 36. Ni saint Géry, ni aucun autre saint carabraisien n'obtient le même honneur.

3. B. Boulogne, ms. 12 ; cf. Héliot, Les mss. illustrés de la B. de Boulogne dans le Bull. Corn, flamand, 1934, p. 192-3. L'ou\Tage incomplet devait comprendre les trois autres Évangiles dont les frontispices inachevés sont conservés (loc. cit.).

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