‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 368 sur 1203 · SCRIPTORIUM » DE SAINT-MARTIN DE TOURNAI · texte numérisé non relu

SCRIPTORIUM » DE SAINT-MARTIN DE TOURNAI

l'une représente sainte Rictrude, prouvent que le Lectionnaire qui les renferme a été composé à ^larchiennes ^. Nous savons d'autre part qu'au XP siècle le scriptorium de ce monastère était fort actif. Une équipe de trois religieux a exécuté un exemplaire des « Moralia in Job » de Grégoire le Grand ; la première partie est l'œuvre de Thibaud, la deuxième de Fulbert, la troisième d'Amand -. Ce dernier moine a écrit, à lui seul cette fois, un autre exemplaire du même ouvrage ^. Un traité de saint Grégoire sur Ézéchiel porte aussi la souscription du frater Amandus, le plus infime des moines *. Un autre manuscrit est désigné par dom Godin comme étant son œuvre ^ et plusieurs autres encore paraissent révéler la main d'Amand ^. Le moine André écrit sous l'abbé Hugues au XII« siècle ". A la même époque, au monastère d'Anchin, qui vient d'être fondé, maints scribes travaillent à en constituer la bibliothèque ^.

Saint-Martin de Tournai a possédé, au moins au" XI® siècle, un scriptorium très actif. Le moine Godefroid, au rapport d'un chroniqueur du monastère, fut en ce temps, un « scriptor peritissimus » et il a laissé à Saint-Martin de nombreux manuscrits écrits dans cette église ^. Le monastère s'honorait de posséder abondance de « scriptores » que le Seigneur lui avait donnés. Quand on entrait dans le cloître, on y apercevait souvent douze jeunes moines assis devant des tables et qui écrivaient en silence. Godefroida fait ainsi écrire un tel nombre de volumes, qu'au sentiment de l'historiographe, il n'y avait pas de bibUothèque semblable dans tout le voisinage et que de tous côtés on s'adressait à elle pour emprun-

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