‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 406 sur 1203 · B. Univ. Leyde, Vulc. 94 B, X^ s · texte numérisé non relu

B. Univ. Leyde, Vulc. 94 B, X^ s

9. B. Univ. Leyde, publ. lat. 87 (Mart. CapeUa, « De nuptiis phUologiae »). Une note signale le don fait par Egbert (Catal., III, p. 46).

« SCRIPTORIUM » d'echternach 277

Saint-Maximin et d'Echternach ont eu, l'un et l'autre, un scriptorium actif et ont connu un essor artistique qui leur donne place à côté des ateliers les plus réputés dans l'art de peindre les manuscrits.

Dès le VIIP' siècle, les scribes qui travaillaient à Echternach ont orné les manuscrits en s'inspirant de modèles anglo-saxons. Le Martyrologe et le Calendrier dits de saint Willibrord, en écriture anglo-saxonne, qui proviennent du monastère, paraissent avoir été écrits à Echternach, entre 700 et 710, par un scribe du nom de Laurentius ^. C'est le même Laurentius qui a écrit en semi-onciale anglo-saxonne et décoré, vers le milieu du Ville siècle, les Évangiles de Maihingen^. Les Évangiles de la cathédrale de Trêves furent écrits, vers 775, à Echternach, en onciale, par des scribes, les uns ^nglo-saxons, les autres indigènes. L'un des scribes a apposé sa signature : « Thomas scribsit », et ce serait lui qui aurait exécuté des miniatures et initiales de style anglo-saxon. D'autres initiales ont été composées suivant le style franc ^. Bernerad, qui fut abbé d'Echternach, avant de devenir archevêque de Sens, était en relations suivies avec Alcuin ; c'est peut-être au temps où il résidait encore au monastère, qu'il faisait faire du libellus d' Alcuin sur l'Évangile ~de saint Jean une copie qui, en ce cas, a été exécutée au scriptorium d'Echternach *. Des Évangiles du Ville ou du commencement du IX® siècle ^ ont pu être exécutés à Echternach, ainsi qu'un manuscrit décoré, du même temps, renfermant le Commentaire de saint Jérôme sur saint Mathieu, dont on attribue l'exécution ou l'ordre d'exécution à l'abbé Adon (795-818) «. Sur un manuscrit du Xe siècle, mention est faite de l'abbé Ravengérus (971-1007), qui a ordonné de l'écrire et de Thierry qui l'écrivit '.

1. B. N. lat. 10837. Le nom de Laurentius figiu-e aux f»» 34 et 40 ; il apparaît dans des chartes de 704, 710 et 717 (Lindsay, Notae lat., 474)- En marge du i° 39 on trouve semble-t-il un autographe de Willibrord (loc. cit.). Voir aussi Delisle, Cab, des mss., III, 230.

2. B. Maihingen, I, 2 ; cf. Zimmermann, p. 279 et PI. 260-6. Au f 157 b c'est, semble-t-il, le scribe qui, en écriture cryptographique, a inséré son nom « Laurentius. \dvat senio ».

3. B. cath. Trêves, 61 ; Zimmermann, p. 281 et PI. 267-279- On Ut aussi au i° 3g* « Godefrit franco » ; le texte qui suivait est coupé. Peut-être, est-ce la signature d'un autre scribe.

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