‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 405 sur 1203 · SCRIPTORIUM » DE L'ÉGLISE DE TRÊVES · texte numérisé non relu

SCRIPTORIUM » DE L'ÉGLISE DE TRÊVES

par le scolaris Amoldus, sur l'ordre de Wolframmus, abbé du monastère ^ Mais le scriptorium de Priim a travaillé beaucoup plus tôt et dès le IXe siècle. En 893, était rédigé à Pnim le polyptyque qui en décrivait l'important temporel 2.

Un manuscrit en onciale a pu être exécuté à Trêves, sous l'évêque Basin (f 720) ^. L'atelier trévirois était actif au temps d'Amalaire, contemporain de Charlemagne. Nous savons que l'archevêque, au retour de son ambassade à Constantinople, a envoyé à Pierre, abbé de Nonantule, qui avait été son compagnon de voyage, les ouvrages qu'il lui réclamait, VExpositio missae, composée par lui en mer (in itinere maris) et son opuscule sur le baptême * ; les copies expédiées avaient été évidemment exécutées au scriptorium de l'église. C'est à Trêves, qu'Amalaire a écrit le « Liber de ordine missae » qu'il dédie à Louis le Pieux ^. Un exemplaire du traité de la Trinité du pseudo Athanase a été écrit à Trêves, sous l'archevêque Hetti, avant 847 ^. Dans un manuscrit de saint Ambroise, le scribe a écrit en marge du folio 32 le nom de l'archevêque Ratbod '^. C'est sans doute aussi à Trêves qu'a été exécuté le manuscrit des canons de l'évêque Roger promulgués à l'usage des clercs du diocèse de Trêves ^. Un manuscrit du IX^ siècle, offert par l'archevêque Egbert aux rehgieux d'Egmond ®, avait peut-être été exécuté au scriptorium de l'église de Trêves.

Groupés autour de l'égUse de Trêves, les monastères de

1. B. Trêves, ms. 1286, f° 90. Cf. M. Coens, Cat. cod. hagiogr. B. Trev. dans Anal. Bolland., LII, p. 249.

2. L'original perdu a été copié en 1222, par Césaire, qui en a accompagné le texte d'un commentaire. Cette copie a été éditée par Beyer, Mittelrh, U B, I, 142. Cf. Perrin, Recherches xur la seign. rurale en Lorraine, p. 3.

3. B. VaUicellane Rome. B. 62 (Justus d'Urgel). Le ms. renferme un poème acrostiche sur le nom de Basin ; mais, comme l'observe Lindsay (Notae lat., 483), ce nom a pu être porté par d'autres que l'évêque de Trêves. Zimmermann (Die vorkarol. Miniat., 189-90) range ce ms. parmi ceux de l'école de Corbie etse demande s'il n'a pas été exécuté à Corbie.

4. Epist. 5, Epist. karol. aevi, III, 245. Sur VExpositio missae, que conserve le ms. 102 de la B. de Zurich, cf. dom Morin, Les « eglogae de officia missae » d'Atna.laire, dans R. Bênéd., 1908, p. 304 et suiv.

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