B. Trêves, ms
l'enluminure a saint-maximin et echternach 279
été ou non exécuté dans leur scriptornim ? Nous n'avons aucune preuve qu'il en soit sorti ; mais cette œuvre, comme toutes celles du même style, paraît bien avoir pour patrie la région de la Moselle inférieure et du Rhin. Il n'est pas invraisemblable que Saint-Maximin ait été au moins l'un des foyers oîi est né et où s'est développé, à la fin du VIII^ siècle, l'art de l'école dite rhénane ou des Évangiles Ada ^.
\'ers la fin du X^ siècle, les scriptoria de Saint-Maximin et d'Echternach sont devenus le siège d'une école qui, s'inspirant d'abord de la technique et du style en honneur à Saint-Gall et surtout à Reichenau, a pris la place qu'occupaient précédemment ces ateliers dans l'estime et les commandes des souverains et des prélats ^.
On fait honneur à l'archevêque de Trêves, Egbert pour qui l'atelier de Reichenau a exécuté plusieurs livres de luxe ^ d'avoir développé dans son entourage l'art d'orner et de peindre les manuscrits. C'est sur son ordre que peu d'années après la mort d'Otton II, le scriptorium de Saint-Maximin a produit le « Registrum Gregorii », dont deux miniatures seulement sont conservées ^. Du même atelier sont sortis les Évangiles que la Sainte-Chapelle doit à Charles V ^. Un Sacramentaire du XI^ siècle exécuté à Reichenau a été adapté ■dans le scriptorium de Saint-Maximin à l'usage du monastère et pourvu d'un calendrier trévirois *.
C'est au monastère d'Echternach qu'ont été exécutés, avec des caractéristiques propres à cet atelier, le plus grand nombre des manuscrits conservés de l'école tréviroise. La série des Évangiles comprend le « Codex aureus » de Gotha avec sa reliure primitive, achevé avant la mort de Théophano (991) dont le portrait figure sur le manuscrit avec celui d'Otton III "^ , les Évangiles exécutés pour l'abbé de Luxeuil Gérard ^, ceux qui furent commandés par Henri III pour Goslar ^, ceux que le même souverain offrit à la cathédrale