conservé à Upsal
280 « SCRIPTORIUM )) DE METTLACH
de Spire ^. Deux Évangéliaires sont également sortis de l'atelier d'Echternach ^, ainsi qu'une vie illustrée de saint Willibrord, patron du monastère ^. L'École dont les types sont arrêtés, dès la fin du X*' siècle, s'en est tenue aux mêmes procédés pendant tout le XI^ et s'est éteinte avec ce siècle *.
De l'abbé Ruothwic qui gouvernait le monastère de Mettlach au milieu du X^ siècle, il est rapporté, non seulement qu'il fit acheter des livres, mais qu'il en fit copier d'autres ^ ; il disposait par conséquent, semble-t-il, à Mettlach d'un scriptorium. Son successeur Rémi, dont la réputation de science attirait des disciples, venus de toutes les parties de la Gaule, a composé des œuvres hagiographiques et grammaticales ^ qui ont dû procurer du travail aux scribes de cet atelier. Au XP siècle, la vie et les miracles de saint Liutwin ont été écrits à Mettlach par des religieux de ce monastère '^. Nous conservons les restes d'un polyptyque qui fut rédigé à Mettlach au X^ siècle et dont copie fut prise sur un rouleau à la fin du XI ^ ^.
L'église de Cologne, qui a conservé un riche tonds de livres anciens, a eu, sans doute de bonne heure, un scriptorium. Parmi plusieurs manuscrits en onciale du VIP siècle, que l'église a possédés ^, un recueil de canons a été écrit par Sigibertus ; mais nous ignorons si le scribe, qui pratique une écriture irlandaise semi-onciale, a exécuté ce manuscrit à Cologne ^^.
Un catalogue, aujourd'hui perdu, aurait énuméré les livres qui, dans les dernières années du VIII® siècle, furent écrits sous la direction de Wénilon, évêque de Laon, pour l'usage (ad usum) de l'archevêque Hildebald (| 819), chapelain du sacré palais, d'après les livres envoyés à Charlemagne de