ms. 113, p
7. Cf. Haseloff, dans His'. gin. de l'art. d'A. Michel, I, 728.
286 « SCRlPTORIUiM » DE L'ÉGLISE DE MAYENCE
l'abbesse de Meschede à son monastère ^ ceux de Cologne 2, de Milan ^, de Bamberg *, ceux de Saint-Géréon ^, le Lectionnaire offert à l'église de Cologne par l'archevêque Everger « et le Sacramentaire de Saint-Géréon \
Le scriptorium de l'église de Mayence avec celui des monastères de Saint-Martin et de Saint- Alban a produit, dès le VHP siècle, comme celui de Cologne, des manuscrits particulièrement soignés, dont la beauté est en rapport avec l'importance de l'église qui les possède ^ ; mais il n'en a survécu qu'un petit nombre ^. Comme dans tous les scriptoria des établissements fondés par les missionnaires anglo-saxons, comme à Wurzbourg,Fulda et Lorsch, l'écriture anglo-saxonne tient primitivement dans celui de Mayence une place considérable. L'écriture continentale, propre à l'atelier mayençais, y fait par la suite des progrès constants et finit par évincer, à peu près, les écritures insulaires^". Au premier stade, appartient un manuscrit de Sulpice Sévère, exécuté en minuscule anglo-saxonne ^'. Le manuscrit de Lucrèce, dit « oblongus », est écrit en écriture continentale, tandis que le correcteur du manuscrit utilise la minuscule anglo-saxonne ^^. Un recueil de Canons de même provenance montre l'alternatif emploi de l'écriture insulaire et de l'écriture continentale ^^. La calligraphie propre à l'atelier de Mayence, aux VIII^ et IX^siècles, est une grosse minuscule très caractéristique ^*.