LE « SCRIPTORIUM » DE COLOGNE AUX X^ ET XI^ SIÈCLES
et Paul par Everger ^ L'archevêque est représenté dans la partie inférieure, prosterné et tenant en mains un manipule d'or. Le feuillet suivant représente les deux Apôtres, qu'Everger reconnaît pour ses patrons 2. Il est vraisemblable que ce travail a été exécuté dans l'entourage même de cet archevêque, c'est-à-dire à Cologne.
Un manuscrit du X^ siècle, qui porte r« ex libris » de la « major ecclesia » de Cologne, présente en finale la note « in Dei nomen Werdolfus » ; il faut, peut-être, ajouter « scripsit » ^. Un autre du même temps, pourvu du même <( ex libris », porte inscrits à la dernière page les noms de Bhtgarius et d'Adalwinus, qui sont peut-être ceux des scribes ou des anciens propriétaires du livre ■*.
Un manuscrit du XI^ siècle, qui renferme des opuscules d'Isidore, porte des vers dédicatoires, où on rencontre le nom d'Egilbert, peut-être le scribe lettré qui a exécuté le manuscrit ^. Nous ne savons si le manuscrit du XP siècle du Pseudo- Isidore et des « Capitula Angilramni », qui porte au i^"^ feuillet l'indication « Liber Heriberti archiepiscopi » (999- 1021) ^, sort du scriptorium de l'église. A défaut d'indices particuliers, il reste vraisemblable qu'une large part des livres, exécutés du Ville au XI^ siècle, que possédait l'église de Cologne, ont été écrits auprès d'elle.
Aux Xe et XP siècles, le renouveau artistique qui se manifeste dans les atehers de Trêves et d'Echtemach, apparaît aussi à Cologne. Toutefois, les manuscrits décorés alors à Cologne se distinguent, pour la plupart, de ceux de l'école de Trêves et d'Echternach, par une ornementation plus sobre et n'ont pas été l'objet des mêmes commandes princières '. A ce groupe, dont il faut faire honneur, peut-être, comme à Trêves, aux monastères de l'évêché, plus qu'au scriptorium de l'église cathédrale, appartiennent les Évangiles offerts par