Lehmann 53, art. 20 et 23, p
6. « {lune coieeem ego Reginbertus scriptor, ser\orum Dei servus, cmn permissu et voluntate seniorum, ad servitium... sanctorum quibus in Awa ser\-itur, meo studio ac labore confeci eumque usibus fratrum inidem f amulantium aptari et conservarideposco » (A. Holder, n^ 109, 136, 202, t. I. p. 281, 334, 460). Dans les deux derniers mss., le sommaire que précède cette souscription est également de la main de Réginbert.
7. Holder, n» 26, p. 106 ; 32, p. 131 ; 236, p. 537 ; 238, p. 539- Le n» 236, bien que plusieurs feuillets soient écrits ''e la main de Réginbert (Holder, I, p. 537). ne figiu-e pa5 dans le catalogue des livres exécutés par lui. Peut-être a-t-il été écrit
296 l'atelier de reichenau sous walafrid strabon
Au total, ces brefs nous font connaître une centaine de manuscrits certainement exécutés dans l'île, avant la mort, en 842, de l'abbé Ruadhelm et il est probable que la plupart des manuscrits ' signalés ou non dans ces listes et qui appartenaient à cette date au monastère étaient aussi l'œuvre des scribes de Reichenau.
Walafrid Strabon, devenu, en 842, abbé de Reichenau, a dû favoriser lui aussi le travail des scribes ; mais nous ne possédons pas de témoignage sur l'action qu'il a pu exercer près d'eux. C'était à la demande de Réginbert, qu'il appelait son père dans le Christ, et pour obéir à sa « dura jussio » -, qu'il avait composé, probablement entre 840 et 842, avant d'être promu abbé de Reichenau, son ouvrage sur les commencements et accroissements des biens ecclésiastiques. Il était alors doyen de Saint-Gall et cet ouvrage nous est conservé, entre autres, dans une copie du X^ siècle provenant de ce monastère ^. Deux ouvrages de Walafrid Strabon sont conservés par des manuscrits de Reichenau, sans qu'il soit certain qu'ils aient été composés dans ce monastère *. Une glose des Prophètes dans un manuscrit de Saint-Gall de la fin du IX^ siècle et qui a passé dans la Glose Ordinaire, attribuée par la suite tout entière, mais certainement à tort à Walafrid, est conservée dans un manuscrit de Saint-Gall^. Nous
entre 842 et 846, date de la mort du scribe. Les no« 26 et 32 ne figurent pas non plus sur ce catalogue, bien qu'on puisse les identifier, l'un avec l'art. 73 du catal. de 822, l'autre avec l'art. 19.
1. Un certain nombre de mss. sont sans doute de provenance étrangère. L'un d'eux signalé dans le bref de 822 (Becker 6, n" 326; et qui est conser\'é (Hokler, no 182) porte la mention « Winitharius fecit » (f» 67, Holder, I, 422). S'il s'agit du moine de Saint-Gall de ce nom, le ms. a été exécuté à S. Gall et acquis par les moines de Reichenau. Toutefois Holder date ce ms. du début du IXe s. et l'activité du Winithar de S. Gall n'a pas dû se porsuivre jusqu'à ce temps. Les nombreux livres irlandais, que possède le monastère, ont été, pour la plupart sans doute, exécutés en Irlande (cf. plus haut, p. 55).
2. «cura secundum solertissimum in rébus ecclesiasticis studium tuum et libris habeas et memoria comprehensam, o venerande in Christo pater Reginberte » (Préface, Migne, CXIV, 919) ; « dura Reginberti jussio adegit eum » (col. 920, Capit, II, 474).
3. Cf. Préf. de Krause, Capit., II, 473. Si le Réginbert, dont il s'agit, est, comme il semble, celui de Reichenau, le respect et l'obéissance que Walafrid lui marque, montre que ce dernier n'était pas encore alors abbé de ce monastère.
4. Le Comment, surles Psaumes est partagé entre un ms. de Reichenau (Karlsruhe Aug. 192) et un autre de S. Gall (313 X-XI^ s.). Le Comment, sur le Lévitique est un résumé des not^s que Walafrid a recueillies de l'enseignement de son maître Raban (tradente domino Rabano abbate... ad putatia glossularum returrens, Migne, CXIV, 795) et est conservé parle ms. 283 de S. Gall. Cf. S. Berger, H. Vulg.
5. Stiftsb. ms. 41. Sur la glose ordinaire, cf. S. Berger, 132 et suiv.