Epist. Karol. aevi, III
8. Le ms. 267, du X^ s'ècle, cont'ent ce catalogue, ccpié sans doute d'après le ms, primitif ; Ratpert a probablement connu l'original et en a inséré le texte dans les Casus s Gain {SS, II, 70), que conserve le ms. 614, du X^ siècle. Il est publié par Becker sous le n» 24, par Lehmann sous le numéro 17.
308 HARTMUT DIRECTEUR DE l'ATELIER
été dressée des livres qu'Hartmut, devenu après Grimald abbé du monastère (872-883), a fait écrire (fecit conscribi), sous le roi Louis et son fils l'empereur Charles, ainsi que des livres que, pour son propre usage, il a écrit de sa belle main (jocunda patravit scriptura) et qu'il a légués à ses moines, en jetant l'anathème sur quiconque les détournerait de leur
service ^.
Parmi les nombreux manuscrits conservés, qui peuvent être identifiés avec ceux qu'énumèrent ces catalogues, trois portent des quatrains de la composition d'Hartmut, écrits de sa main, ou sous sa dictée et qui lui font honneur de l'exécution du livre ^. Dix autres renferment des spécimens de son écriture ^. Il est d'ailleurs bien moins un scribe, qu'un chef d'atelier. Pas un seul manuscrit n'est entièrement de son écriture facilement reconnaissable, tandis que celles des copistes qu'il dirige, sont presque totalement uniformes. Dans la transcription, sa main alterne souvent avec la leur *. Parfois, il ajoute au texte qu'ils ont reproduit, des suppléments ^. Il corrige de sa main les manuscrits exécutés par ses scribes ou venus du dehors •*. Non seulement, il dirige, corrige et complète le travail de ses disciples, mais il écrit pour eux des modèles. Deux feuillets de l'écriture d'Hartmut insérés à la fin d'un volume, ont été reproduits par le scribe, ligne par ligne et lettre par lettre, dans deux pages qu'on retrouve à leur place dans le manuscrit '. C'est vraisemblablement, à Hartmut qu'un scribe de ce temps dédie, en l'appe-
1. Ce catalogue vient à la suite du précédent dans les mss. 267 et 614 ; Lehmann, n» 18 ; Ratpert, Casus s. Galli, p. 72.