‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 492 sur 1203 · loc. cit., cf. Loumyer, p · texte numérisé non relu

loc. cit., cf. Loumyer, p

3. Cf. Loumyer, p. 25-6. Il étudie (p. 163-200) les matières colorantes connues à l'époque.

4. Cf. Loumyer, Un traité de peinture au moyen-dge, /'« anonymus Bernensis ».

5. Polypt. de S. Rémi, XXII, 15, 17 ; XXV, i, 2 ; XXVIII, 2, 69 et Préface de Guérard, p. XXX.

6. B. N. lat. ig.908. Les moines se proposent d'acheter trois li\Tes de chacune de ces substances (Guérard, Append. au Polypt. Irni., p. 336).

334 CALAMES ET PLUMES

près à l'art d'écrire. Il est garni d'une provision de calâmes, ou de plumes (arundo, calamus, peniia) \ dont parfois une miniature fait apparaître un paquet à côté de rouleaux de parchemin 2. Le scribe fait l'essai de la plume avant de s'en servir, souvent sur le manuscrit même qu'il exécute ^ ; il la porte parfois sur l'oreille quand il ne s'en sert pas *. On doit trouver aussi à l'atelier le couteau, avec lequel on taille la plume et découpe le parchemin ^, la règle et le poinçon, destinés à la régiure des feuilles et, peut-être, en vue de la rehure, des peaux et cordelettes de chanvre.

L'atelier est, sans doute pourvu de tablettes de cire (tabulae ceratae) et de stylets (graphio, stilus) «. Ces instruments qu'employaient soit les notaires prenant un texte à la dictée, soit les auteurs pour composer leur ouvrage, sont souvent mentionnés et décrits dans des textes du X^ et du XI ^ siècle '. Une miniature des Évangiles de Prùm, du IX^ siècle.

1. Le roseau qui donne une plus grosse érriture est encore employé, mais la plume d'oiseau tend à prévaloir et apparaît nettement dans plusieurs miniatures précédemment signalées. Cf. art. Calame daas le Dict. d'archéol. chrét.

2. Une miniature d'un fragment d'Évangéliaire irlandais (Stiftsb. S. Gall, ms- 1395. f° 418), montre sous la chaise d'un Évangéliste qui écrit, un paquet de plumes et deux bandes de parchemin (Micheli, Rech. mss. irland. S. Gall, dans R. archéol., 1936, t. VII, fig. 3, p. 209).

3. L'épreuve est dite « probatio pennae » dans plusieurs mss., B. Munich lat> 14738, i° 87 V ; 19413, fo III b, Xe s. ; cf. Wattenbach, p. 231 ; « probatio pennae si bona sit » (Cxford Bodl., 340, X« s., cf. Lindsay, Collect., dans Palaeogr. lat., Il, 29). Ces « Federproben » sont fréquents dans les mss. de Reichenau et ont été pubhés par Holder ; par ex. : « Mens intenta manum calamum manus addat in usum <> (ms. 153, IX'' s., Holder, p. 369). Ils comportent souvent des réminiscences ou citations proprement dites d'auteurs étudiés dans les scolae monastiques : le « Tityre tu patule » de Virgile, le « Si Deus est animus » de Caton. Lindsay a dressé (p. 29) la liste des mss. de toute provenance, où on rencontre celles-là. Le ms. 27 d'Autun porte comme probatio pennae un vers de l'anthologie « Rure morans quid agam » (Lindsay, p. 29-30).

4. Tandis qu'Odon, futur abbé de Cluny, écrit, en sa jeunesse, au scriptorium de S. Martin, un abrégé des « Moralia » de s. Grégoire, le saint lui apparaît : « vidit veluti, Tosxe. scriptoris, super auriculam ejus haerentem pennam et quasi doctoris magisterio productim acuminatam et in summo fixam » (Vita s. Odonis, 20, Migne, CXXXIII, 52).

5. Le glossaire, que renferme le ms. latin de la B. N. 2685, explique : « Scalpeuro ferreum est quod habent scriptores, unde incidunt cartas et pennas acutent », Mais cette glose (publiée par Foersteret Kos,dawitz, AUfranzoesisches Uebungsbuch, p. 35) se rapporte au texte de Jérémie, 36, v. 23 et il n'est pas sûr qu'elle se réfère à l'usage pratiqué dans les scriptoria carolingiens.

6. Suivant la règle de saint Benoît, un moine ne possède en propre « neque codicem, neque tabulas, neque graphiiun » ; il doit tout recevoir de l'abbé.

7. Au Xe siècle, le biographe d'Odon de Cluny décrit les tablettes que celui-ci emportait avec lui « duas tabellas manu bajulans scribendi officio aptissimas, fabrili opère ita connexas, ut possent patefieri, non tamen disjungi » (14, Migne, CXXXIII, 49). Baudry de Bourgueil, à la fin du XI<= siècle, décrit les tablettes dont il se sert.

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