TABLETTES DE CIRE ET STYLETS
montre saint Mathieu écrivant peut-être à la pointe sur une tablette qu'il tient de la main gauche et qui est entourée d'un encadrement, dont la saillie peut protéger la cire ^. Dans une miniature d'un manuscrit des lettres de saint Grégoire, exécuté à Saint-Maximin de Trêves, à la lin du X^ siècle, auprès du pape, un moine tient d'une main des tablettes et de l'autre un stylet en or 2.
Elles sont formées de huit planchettes assemblées par des cottrroies, qu'il renouvelle de temps à autre. Chaque planchette est enduite sur les devx faces de cire verte ;
« Pro nigra viridantem praeparo ceram Quo placeat scribae gratia vestra niagis »
Chaque face peut porter huit \ers. Le tout est enfermé dans un étui brodé par une dame de qualité.
« Sacculum aptetur quem fer erit una dearum ». (Cartn. XLVII De tabulis suis ; CCXXI\' Ad tabulas, publiés par L.DeUsle, Romania, 1872, p. 30-1, 47). Cf. CCXV Pro tabulis gratiarum actio, p. 44. Le stylet de Baudry a été fabriqué par Lambert d'Ardres (XLVII, p. 31). L'un de ses poèmes est relatif à l'im de ces instruments, dont il s'est servi, dix ans durant (Mabillon, De re diplom., Suppl. p. 51, n. 11). Osberne, abbé de S. E\Toult (1061-6) « propriis manibus scriptoria pueris et indoctis fabricabat tabulasque cera iUatas praeparabat » (Orderic Vital, Hist. eccles., III, 7, éd. Le Prévost, II, 94). Wattenbach a. réuni (Das Schriftwesen im Mittdalter, p. 51-88), de nombreux textes du moyen âge, où il est question de tablettes de cire et stylets.