‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 581 sur 1203 · Cf. plus haut, p · texte numérisé non relu

Cf. plus haut, p

398' * rCOLE PALATINE

Martin de Tours n'y ont été introduits, semble-t-il, qu'après le désastre subi en 853 par ce monastère ^. L'art franco-saxon a commencé sans doute vers cette date ; son épanouissement se produit vers 870 - et se poursuivra jusqu'à la fin du IX^ siècle. Le style s'est maintenu d'ailleurs plus tard encore. La décoration de quelques manuscrits du X^, du XI^ et même du XIP siècle en porte encore des marques ^.

L'école qu'on a parfois appelée l'école palatine et qui paraît s'être formée dans le même temps que l'école des Évangiles Ada parmi les enlumineurs moines, clercs ou laïques travaillant pour Charlemagne et Louis le Pieux autour de leur palais, n'aurait pas eu, par conséquent, pour foyer inifal les scriptoriitm d'une église ^. Elle a peut-être provoqué, on l'a vu, par l'intermédiaite de l'archichapelain du palais, Frédégise, abbé de Saint-Martin le changement de manière qui s'est opéré en son temp=; chez les artistes tourangeaux ^; elle a été mise en relation avec l'atelier de Reims au plus tard au temps d'Ebbon et vraisemblablement grâce à celui-ci, qui avait dirigé, avant de devenir archevêque, l'école du palais <'. L'école palatine ne représente qu'une première phase dans la constitution du style qui s'est développé à Reims, au temps d'Ebbon et de ses successeurs '.

Plusieurs manuscrits de ce style sont sortis certainement ou très probablement des scripioria rémois, à savoir la Bible d'Hincmar, les Évangiles de Saint-Thierry, les Évangiles d'Ebbon, que Pierre, abbé d'Hautvilliers, a fait exécuter dans son monastère pour être offerts à cet archevêque, le Psautier d'Utrecht qui doit être l'œuvre du même atelier, ainsi que les deux Psautiers, celui du comte de Champagne, celui de la collection Douce et l'exemplaire des Comédies de Térence qui lui sont apparentés ^ D'autres manuscrits de

Page 1