Epist. I et 13, Migne CXXXIX, 365 et
432 EMPRUNTS d'ouvrages A TRANSCRIRE
Saint-Emmeran répond que l'ouvrage désiré par lui figure bien dans la bibliothèque de son monastère, mais qu'il doute que le texte en ait été corrigé, Si Réginbald estime que ce manuscrit peut être utile aux moines de Tegernsee, il le leur apportera.
Froumundus a demandé à Réginbald, au cas où il aurait encore en mains le livre d'Horace, de le lui envoyer, afin qu'il puisse transcrire la portion de l'œuvre qui lui manque. Si Réginbald n'a plus ce manuscrit, mais dispose d'un autre qui puisse être utile à Froumundus, qu'il veuille bien le lui expédier. Sitôt après avoir achevé la copie d'Horace, il ira visiter son ami. C'est peut-être à cette requête que répond Réginbald, quand il lui annonce l'envoi de la portion de livre demandée, à la condition que copie en soit prise au plus tôt, attendu qu'il faut rendre le manuscrit au propriétaire ^
Froumundus a sollicité aussi le prêt d'un exemplaire de Stace. Il importe de profiter pour l'expédier du voyage de messagers qui pourront l'apporter et le reporter aussitôt dans leurs sacs vides (vacuis sarcinis), sans que le livre souffre du transport (sine ulla ruga et laesione). Un exemplaire de Perse, appartenant à Réginbald, a été aussi prêté à Froumundus, qui est prié de le lui renvoyer par un messager fidèle. Ce même messager a rapporté à Tegernsee un manuscrit prêté par Froumundus. Réginbald s'excuse de l'avoir gardé si longtemps. Il s'agit peut-être de celui que réclame Froumundus dans l'une de ses lettres, parce qu'il en a présentement besoin, et qu'il lui communiquera de nouveau par la suite s'il en est besoin ^'.
Avec son abbé, Péringer, qui ne réside pas au monastère, Froumundus procède aussi à un échange (pro commutatione). Il renvoie des livres que l'abbé a prêtés, à savoir l'Arithmétique de Boëce et le livre des Invectives de Cicéron ^. Il lui adresse des manuscrits de la bibliothèque du monastère, à savoir un ouvrage de Boëce que Froumundus a reproduit luimême à deux exemplaires, l'un qu'il retient en ses mains et un autre déposé à Augsbourg, ainsi que le livre de Juvénal et de Perse.
L'abbé de Reichenau, Bern a, vers l'an 1020, demandé le prêt d'ouvrages possédés par l'évêque de Sion, à savoir les Philip-