LES IRLANDAIS EN LORRAINE
réputée galloise ou bretonne, mais serait plutôt une écriture irlandaise pratiquée sur le continent ^.
L'apport irlandais a contribué largement dans la région de l'Est à alimenter les scriptoria et à former les bibliothèques. Dans le catalogue établi au commencement du XII^ siècle de la bibliothèque de Stavelot est signalé un « Psalterium Scottum » -. D'Echternach provient un manuscrit exécuté par un scribe gallois ^, ainsi qu'un fragment de « famina Hisperica » du IX^ ou X^ siècle *. Saint-Maximin de Trêves possédait au XI^ ou XII^ siècle un commentaire du psautier écrit à la manière irlandaise (expositio psalterii scottice conscripta) ^ et deux autres livres scots ^. Le catalogue des livres de Saint-Epvre de Toul du XP siècle signale un voliime scot des lettres de saint Jérôme et un livre de saint Ephrem « scotticum » ''. Un exemplaire des Évangiles à Metz contient des leçons qui proviennent du texte irlandais de la Bible ^. A Gorze, le catalogue dressé au XP «•iècle signale que les livres « de virginitate » sont écrits en « tonsae litterae » ^. Le monastère de Murbach a compté des Irlandais parmi ses moines^". La minuscule insulaire apparaît dans un manuscrit de « grammatica » du VIII^ siècle provenant de ce monastère ^^.
L'influence irlandaise s'est maintenue longtemps et les. livres scots étaient particulièrement abondants à Saint- Gall. A l'un des catalogues des Hvres de ce monastère dressé vers le miheu du IX^ siècle une main de peu postérieure