LIVRES DE PATRISTIQUE A CLUNY
conservés au « sacrarium », figuraient parmi les livres liturgiques.
Cluny disposait alors d'une très riche collection des Pères. Les œuvres de saint Augustin énumérées dans le Catalogue remplissent soixante-cinq volumes qui renferment pour la plupart plusieurs ouvrages, souvent reproduits à plusieurs exemplaires. Trente-deux volumes sont consacrés à l'œuvre de saint Jérôme, vingt à celle de saint Ambroise. La bibliothèque possède sept exemplaires complets ou incomplets des « Moralia » de Grégoire le Grand, cinq de ses Homélies, trois de ses Dialogues, trois de sa Pastorale et un de ses Lettres, avec plusieurs recueils d'extraits de ses œuvres, dont trois exemplaires du recueil formé par Patérius. La collection comprend en outre quatre volumes de Grégoire de Naziance et de Basile, trois de saint Cyprien et de Tertullien, quatre de saint Hiiaire, six de saint Jean Chrysostome, sept d'Origène. Athanase, Ephrem, Taïus sont représentés chacun par un volume ; Fulgence et Cassien, chacun par deux, Césaire par trois, Cassiodore par sept, Bède par seize, Isidore de Séville par douze, Alcuin par six, Ambroise Autpert par deux volumes. On trouvait à Cluny les lettres de saint Ignace, le « Contra haereses» d'Irénée, le « Liber prognosticorum » de Julien, la traduction et le Commentaire par Erigène du pseudo Denys, des lettres échangées par Hilduin et Louis le Pieux au sujet de l'Aréopagite et deux exemplaires de la prétendue correspondance de saint Paul et de Sénéque. L'œuvre de Raban Maur tient dix volumes, celle de Paschase Radbert trois, celle d'Haimon cinq. Claude de Turin, Agobard, Smaragde représentent avec eux le IX^ siècle ; les « Collationes » et les extraits des Moralia par Odon le X^ ; Fulbert, Lanfranc et Anselme le XI^ siècle. Le Catalogue signale aussi un grand nombre de recueils d'extraits de divers Pères.
Des volumes de cette catégorie trente-quatre subsistent ; on conserve en outre un manuscrit d'Amalaire de la fin du IXe siècle, un autre renfermant des œuvres d'Augustin, Vietorin, Florus ,etc., du X^ siècle ^, qui ne figurent pas au Catalogue. Ils ont pu être acquis après le XIP siècle ; mais peutêtre aussi le Catalogue comporte-t-il des omissions.
Cluny a pu posséder aussi, dès la fin du XI^ siècle, les nombreux livres de législation canonique et civile que signale le Catalogue, sept collections canoniques dont le pseudo Isidore