‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 828 sur 1203 · LES ARTS LIBÉRAUX A SAINT-PÈRE DE CHARTRES · texte numérisé non relu

LES ARTS LIBÉRAUX A SAINT-PÈRE DE CHARTRES

duction à la Grammaire et aux autres arts de Cassiodore qui subsiste, un Priscien, le « De nomine » et trois exemplaires du « De decem versibus » du même grammairien, un Servius et le Commentaire de Rémi sur Donat et Caton, trois exemplaires du Dialogue entre un Franc et un Saxon d'Alcuin, deux glossaires dont l'un subsiste.

Les poètes chrétiens figurent nombreux dans la collection. Le Catalogue signale Arator en deux exemplaires et Fortunat. Il subsiste d'autre part un manuscrit de Sedulius du X^ siècle en provenance de Saint-Père ^. Prosper, Avienus et le « De consolatione philosophiae » de Boëce, formaient un seul volume d'après le Catalogue, où figurent également des «versus de Karolo Magno » et deux exemplaires du poème d'Hucbald dédié à Charles le Chauve. Les moines de Saint-Père avaient en mains, au témoignage du Catalogue, Virgile, Ovide, Juvénal, un Stace qui a été prêté au « grammaticus » de Blois Gérard -, et r« Ars metrica » de Bède.

Le Catalogue signale aussi un traité « de partibus orationis » en lettres scottiques, les «Isagôgae » de Porphyre, le Commentaire de Boëce sur les Catégories d'Aristote, un traité d'arithmétique de Boëce, dont un exemplaire du XI^ siècle subsiste. Un recueil de traités sur la musique du IX^ bu X^ siècle qui est conservé, n'y figure pas, pas plus qu'un recueil d'ouvrages de médecine du X^ ^. Mention est faite au Catalogue de deux exemplaires de cartes géographiques (exemplaria duo cartarum).

De Percey en Chartrain subsiste un Sacramentaire grégorien écrit en 836 par plusieurs scribes *.

§ 2. — Les bibliothèques des églises bretonnes

ET normandes

Nous ne possédons presque aucun renseignement sur les collections de livres qu'ont possédées les églises et monastères de Bretagne et qui devaient au moins comprendre les Livres Saints et les livres liturgiques indispensables à la célébration du culte. L'auteur de la chronique de Nantes parle d'une Bible, qui fut sauvée lorsque la ville fut dévastée par

1. Cassiodore, ms. 90 ; glossaire, ms. 262 ; Sedulius, ms. iio, X« s.

2. Merlet a déchiffré (p. 270) ce texte gratté qu'Omont n'a pas reproduit.

Page 1