LES ANGLO-SAXONS AUX BOUCHES DU RHIN
saint Willibrord lui-même ^, ainsi qu'un Évangile également en semi onciale anglo-saxonne '- et plusieurs autres manuscrits du VIII^ siècle en minuscule insulaire ^. C'est peut-être un scribe venu d'au delà de la mer avec saint Willibrord qui a exécuté à Eciiternach un Martyrologe, en caractères anglo-saxoni- qui doit avoir été écrl dans la i''^ moitié du VIII^ siècle *. Les Évangiles de Maëhingen, qui ont, semble-t-il, appartenu à la bibliothèque d'Echternach et qui datent du milieu du VIII^ siècle, ont été exécutés, soit en Angleterre, soit par des moines de ce pays à Echternach ^. Les Évangiles de Trêves ont été f^crits, vers 775, au même monastère par des scribes et miniaturistes anglo-saxons **. Un manuscrit en onciale de Tite Live, en provenance de Lor-ch, aapparr'^nu auparavant, au VIII® siècle, à Theutbert, évêque d'Utrecht ''. Ce livre est sans doute l'un de ceux qui furent apportés par les missionnaires anglo-saxons en Hollande ^. Les Évangiles de Maeseyck ^ attribués à sainte Herlinde, fondatrice en 730 du monastère d'Eyck, présentent une écriture apparentée à la fois à la semi onciale et à la minuscule anglo-saxonne. Cette calligraphie paraît être le fait de scribes travaillant sur le continent plutôt qu'en Angleterre ^^ et, par là, semble favoriser l'attribution qui en est faite à la fidèle suivante des saints Willibrord et Boniface, Le même type d'écriture anglo-saxonne apparaît dans un manuscrit provenant d'Aulne près Liège ^^. Un manuscrit des œuvres d'Alcuin du commencement du IX^ siècle a sans doute été exécuté à Cologne ; il est l'œuvre de vingt scribes
1. B. X. lat. 9.389. Le manuscrit porte cette inscription : « In nomine doniini Clemens Willibrordus anno sexcentesimo nonagesimo ab incarnatione Christi veniebat ultra mare in Francia ». Cf. Delisle, Cab. des mss, III, 230 ; S. Berger, H. Vnlgate, 52-3 ; Zimmeriuann, p. 276.
2. B. TTotha, I, 18 ; il a été quelquefois attribué à Murbach (Lindsay, Noiae lat., P- 457).
3. B. N. lat. 9.527, 9-538> 9-565, 10.837 ; cf. Lindsay, p. 473-4-