B. N. 1 1.504-5 ; voir plus haut, p
3. Le « De doctrina christiana » de S. Augustin subsiste (B. N. lat. 13.359 ; cf. F. Lot, éd. du Chron. Cenlul., p. 89 n»2 et Lindsay, Xotae lat., 476).
LIVRES DE DROIT, GRAiVtMAIRE, HISTOIRE A SAINT-RIQUIER 625
psaumes, quatorze livres de Fulgence, seize livres de Bède, puis huit livres d'auteurs divers réunis en trois volumes.
Une section qui a pour titre « de canonibus » est formée par les livres de droit ecclésiastique. Le Catalogue énumère cinq volumes renfermant des recueils de Canons, Décrétales et ouvrages concernant la discipline ecclésiastique, puis un amalgame d'ouvrages, les Psautiers et Homéliaires, les « Gesta Francorum » de Grégoire de Tours, les Vies des saints en dix-huit volumes, des gloses en trois volumes, des règles monastiques, etc. La série des canons et de ces ouvrages variés comprend soixante-dix volumes.
C'est l'ensemble de toutes ces sections : Bibles, œuvres des Pères et de divers écrivains ecclésiastiques, livres de droit et ouvrages divers qui constituent la série des livres « de divinitate » réservés à ceux qui habitent le cloître.
Les livres de deux autres séries peuvent en sortir et peutêtre en est-il qui sont habituellement conservés hors du « claustrum », dans les locaux de la scola. L'une des séries renferme les livres des Grammairiens et avec les ouvrages de Donat, Pompée, Probus, Priscien sont rangés la Rhétorique de Cicéron, les poèmes de Virgile et aussi ceux de Sedulius, Juvencus, Fortunat ^ L'autre est constituée par les livres des anciens qui ont écrit « de gestis regum vel situ terrarum ». On y trouve l'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe, celle de Socrate et de Sozomène, la chronique de saint Jérôme, le « de moribus et vita imperatorum », l'histoire de Jordanès, l'Epitome de Pompée, la description du monde d'Aethicus, Josèphe, le livre de Philon le Juif, la Loi romaine et la Loi salique, le tout représentant quinze livres. Six ouvrages divers sont rattachés à cette section, entre autre une Passion du Seigneur en latin et en langue germanique (in theodisco).
Dans l'état où le texte de l'inventaire de 831 nous est parvenu, la récapitulation des volumes et des ouvrages ne peut être faite avec siàreté. Hariulf comptait deux cent cinquantesix « codices », dont un certain nombre, dit-il, renferment plusieurs livres, comme l'indique l'inventaire (ut supra notatum
I. Le Fortunat du catalogue se retrouve peut-être dans lems. de la B. N. lat. 13.048 (1°5 31-48), ms. dont une portion a passé à S. Pétersbourg. F. XIV, i ; cf. Lindsay, p. 476. Dom Wilmart estime que ce ms. de Fortunat provient de S. Riquicr fUn nouveau témoin de l'écrit a, de Corbie, R. Bénéd., 1930, p. 271). M® Dobiash, Hist. atelier Corbie, p. 158, tient que le ms. est corbéien d'origine. Le ms. n'est pas consacré exclusivement aux œuvres de Fortunat ; parmi les poèmes qu'il renfenne figure l'épitaphe de saint Caidocus « ab Angilberto abbate Centulensi confectum » loc. cit, n. r), dont la présence favorise, à la vérité, l'hypothèse de la provenance centulienne.