III. — La législation d'Héristal
Outre la satisfaction déjà prescrite à Estinnes et à Soissons des précaires et des cens, Pépin accordait aux églises qui ont perdu l'espoir d'une restitution intégrale et qu'il a recommencé à dépouiller, des dédommagements nouveaux : la double dîme que payent les occupants, la part qu'ils prennent de la charge des grosses réparations. Charlemagne a trouvé déjà cette législation en vigueur, mais il a dû la remanier sur divers points. Il fallait, ajuster les pièces récemment introduites, en
i. Cf. Perels, Die Ursprimge, 244-5. Suivant cet érudit, l'institution de la dîme, civilement obligatoire, serait due au souci qu'auraient eu les Carolingiens de donner une organisation générale aux finances ecclésiastiques. Par la dime on aurait restauré celles des églises de l'ouest et assuré l'avenir pour les églises de l'est.