‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 152 sur 1164 · GeHa abb. Font, 17, SS, II · texte numérisé non relu

GeHa abb. Font, 17, SS, II

3. Sa correspondance signale Baralle (villam nostram) à 15 milles de Saint- Amand (150, Ep. IV, p. 246), la cella de Choisy près Compiègne (ibid. et 165, p. 267) , Nogent sur Marne (curtulum nostrum, ibid.). Notre s'applique dans ses lettres à ses monastères et à ceux qui y habitent. Il souhaite que d'Italie sa correspondance soit apportée à Saint-Loup de Troyes ; de là, elle sera transmise à Tours « per manus nostrorum » (215, p. 359). Il se peut d'ailleurs que Baralle et Nogent lui aient été donnés en toute propriété par le roi.

4. Elipand de Toulouse lui faisait un grief de ses richesses et en particulier de ses 20.000 serfs : « Improperans et mihi... divitiarum multitudinem, servorum usque ad XX millia nume-rositatem » {Ep. ad Laidradum, Migne, CI, 233). Alcuin ne se défend pas d'en avoir un si grand nombre ; il répond seulement qu'on peut posséder les choses du siècle sans être possédé par elles. Il n'a jamais acquis pour son compte personnel de serf (hominem vero ad meum nunquam comparavi servitium) ; le souci unique qui l'anime de servir les serviteurs de Dieu, l'a fait répondre à l'appel du roi Charles. Ces explications supposent bien qu'il s'agit ici de la nombreuse population servile qui vit sur les terres de Saint-Martin et des autres monastères dont Alcuin a obtenu la jouissance de la faveur de Charlemagne.

5. : «Non habeo in istis partibus aliquid ubi expectare possum, propter inopiam rerum. Quia quicquid ibi fuit, anno praeterito amici nostri consumpserunt, bene facientes et familiariter utentes rébus nostris » (150, p. 246).

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