ÉVÊCHÉS SPOLIÉS PAR CHARLES LE CHAUVE
Décembre 844, les évêques réunis à Ver déplorent la misérable condition de cette église, récemment spoliée de ses biens x. Sitôt élu archevêque de Reims, Hincmar demande au roi restitution des propriétés enlevées au temps de son principat 2. Le roi lui rendit en effet un lot considérable de domaines ; mais d'autres restèrent encore aux mains des béné Aciers du souverain 3. En 850, il s'engage à ne pas écouter les sollicitations de ceux qui lui demanderaient en bénéfice des biens de l'église de Châlons. L'évêché restera en l'état où l'a trouvé l'évêque Loup lorsque Louis le Pieux le lui a donné, ou du moins en l'état où il est à l'heure présente 4. C'est à titre de privilège, que seront épargnées désormais à cette église les sécularisations subies par les autres évêchés, et qui, sans doute, l'ont atteinte elle aussi depuis que Charles est le maître. Il semble que sous son règne, des bénéfices aient été nouvelle-
quoddam temporale solarium a nostro haberenr servi tio commendavimus,... quicquid exinde nos fidelibus nostris beneficiavimus » (Flodoard, Hist., III, 4, p. 477). Suivant Flodoard (ro, p. 484), Charles rendit «res... quasdam quae ab hoc rege dudum fuerant episcopio subtractae », à savoir Neuilly, des biens sis à Culmiciaco et à Bairaco, d'autres « super fluvium Rotomnam » etc. Flodoard fait erreur au sujet de Neuilly qui fut sécularisé sous Charlemagne (De villa Novil., SS, xv, 1168).