‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 4 sur 1164 · I. — Agents et causes des premières sécularisations · texte numérisé non relu

I. — Agents et causes des premières sécularisations

Dès l'époque mérovingienne, les biens des églises franques avaient été convoités, parfois usurpés par des laïques. Au VIe siècle, les ravisseurs s'abritaient souvent déjà derrière une largesse royale. S'il faut en croire les plaintes des évêques, ce n'était là qu'un mensonge dont se couvrait l'intrus ; il semble plutôt que les Mérovingiens, au temps où ils étaient forts et obéis, aient autorisé des spoliations partielles. Les querelles des rois étaient, à cet égard, particulièrement préjudiciables aux églises propriétaires de biens dans un autre royaume. Le monarque ennemi confisquait ces propriétés ou laissait les siens se les approprier. Déjà aussi, dès la fin du VIIe siècle, un ordre du maître, le roi ou le chef de l'aristocratie franque, détenteur de la mairie du palais, oblige les prélats à céder en précaire des biens de leur église aux favoris

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