‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 486 sur 1164 · ÉVÊCHÉ CONFIÉ A UN ADMINISTRATEUR · texte numérisé non relu

ÉVÊCHÉ CONFIÉ A UN ADMINISTRATEUR

Cette pratique apparaît sitôt après la réforme qui, au temps dé Carloman et de Pépin, avait rétabli des évêques légitimes dans les cités. Une pièce, qui date du temps où Pépin a pris la couronne, marque que le siège de Mâcon est vacant ; mention est faite de l'évêque futur promis par le roi et à qui il concédera ce lieu; en attendant, l'église est représentée en justice par un abbé et un comte, missi du roi, chargés sans doute de gérer le temporel V En 798, après la mort d'Adon, l'église de Lyon est tenue quelque temps par son neveu Ilduinus qui n'est pas évêque 2. Dans le dernier quart du VIIIe siècle, les évêchés de Bâle et de Pavie sont confiés par Charlemagne à l'abbé Waldo 3. Pendant la vacance du siège de Verdun qui suit la mort de Madelvéus, au temps de Charlemagne, l'église est gouvernée par un serviteur de Dieu, Amalbert, qui, lui du moins, avait été sacré chorévêque 4.

Après avoir dépossédé Ebbon du siège de Reims, Louis le Pieux remit l'évêché à l'un de ses chapelains, l'abbé Foulques. Ebbon, qui en a repris possession grâce à Lothaire après la mort de Louis, dut s'enfuir quand le partage de l'empire plaça l'église de Reims au royaume de Charles. Le jeune roi rendit l'évêché à Foulques qui avait embrassé sa cause 5. Ce personnage tint l'episcopium pendant près de neuf ans 6. En 844, sans doute au décès de Foulques, l'évêché revint de ses mains en celles de Charles le Chauve 7. Le roi le confia bientôt à un nouvel administrateur, Nothon, qui l'occupa à peu près

1. : « Brève memoratorium qualiter domnus noster Pipinus rex Francorum... vos Leutarium abbatem et Fromaldum comitem ad causam sancti Viucentii vel ipsi Matiscenciepiscopo, quem ipse domnus rex in antea, Christo propitio, jubebit ibi promittere pro suo augmento vel mercede ipsum locum concessurus » (Ragut, Cart. Saint-Vincent, 67, p. 54).

2. : « paululum Lugdunensem ecclesiam non episcopus tenuit » {Adonis chronicon, SS, II, 320).

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