‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 524 sur 1164 · ABBAYES BÉNÉFICES HÉRÉDITAIRES · texte numérisé non relu

ABBAYES BÉNÉFICES HÉRÉDITAIRES

du roi Marmoutier l, Saint-Martin de Tours a et peut-être Saint-Aignan d'Orléans 3. Hugues l'abbé recueillit à la vérité la plupart de ses bénéfices après sa mort 4 ; mais en 888, son fils, Eudes, tient les abbayes tourangelles. Lorsqu'il mourut en 898, il jouissait sans doute aussi de Saint-Denis 5. Ses héritiers, Robert puis Hugues le Grand 6, occupent désormais à titre héréditaire Saint-Martin et Marmoutier en Touraine, Saint-Denis et Saint-Germain des Prés en Parisis, Saint- Aignan à Orléans. Robert déclare qu'il a expressément obtenu du roi Charles le Simple, que son fils Hugues retiendrait après lui tous ses honneurs 7. Le comte de Flandre, Baudouin, a sollicité duroi, en892, l'abbaye de Saint-Bertin. Ilnel'a obtenue qu'à la mort de Foulques, en 900 8, mais elle devient alors héréditaire en sa maison. L'un de ses fils, Adalolphe, l'a recueillie avec les pays de Thérouanne et de Boulogne et à la mort de ce comte abbé, Arnoul son frère hérita de l'abbaye et du comté 9. Au Xe siècle 10, l'hérédité est établie en faveur de toutes les grandes familles nanties désormais d'abbayes qui leur appartiennent en propre.

Par la voie de l'hérédité, le droit bénéficiaire tendait en effet à se transformer en un droit de propriété. Le père de Conrad de Bourgogne avait cédé le monastère de Granfel en bénéfice à Lutfridus. Bientôt la descendance de celui-ci cessa d'y voir un bénéfice et considéra le monastère comme une propriété

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