‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 563 sur 1164 · Cf. Favre, Eudes · texte numérisé non relu

Cf. Favre, Eudes

4. Renoul détenait avec le comte de Poitiers l'abbaye de Saint-Hilaire, l'année où il mourut (Ann. Berlin., 866, p. 84). Ecfroi qui en jouit en 867, « cum aliis plurimis honorabilibusbenenciis » (867, p. 90), est sans doute devenu aussi comte de Poitiers (cf. F. Lot, U ne année du rè gne de Charles le Chauve , dans Le Moyen-âge, 1902, p. 436, 11. 1) . Puis l'abbaye passe aux mains de l'archevêque Frotier, mais à la mort de celuici, le roi Eudes attribue l'abbaye à Eble, frère du comte de Poitiers Renoul II (30 déc. 889, Rédet, Doc. pour Saint Hilaire, I, 12). A sa mort, en 892, l'abbaye est attribuée à Egfroi, évêque de Poitiers, mort en 900 (cf. Richard, Hist . des comtes du Poitou, I, 51). Suivant M. Richard (p. 82), la charge d'abbé resta vacante jusqu'au jjur où le roi attribua l'abbaye au comte du Poitou. A partir de janvier 942, on voit en effet Guillaume Tête d'étoupe prendre le titre d'abbé (Rédet, 20, p. 25 ; 23, p. 27). Or le 5 janvier, Louis IV était à Poitiers et confirmait un diplôme d'Eudes en faveur du monastère (H F, IX, 595), que sans doute il a remis au comte ; désormais l'abbaye est héréditaire dans la maison des comtes du Poitou.

5. Le comte de Vermandois, Guntard, tient, après Fulradmort en 826, l'abbaye de Saint-Quentin [Mirac. s. Quintini, 30, SS, XV, 269). Après lui, Hugues fut abbé, mais à la mort de celui-ci, c'est le comte Alard qui lui succède et dès lors, suivant Cjlliette (Mém.pourl'hist. du Vermandois, I, 344), l'abbaye aurait toujours été aux mains des comtes. Cet Alard est sans doute l'ancien sénéchal et on ne sait s'il est comte de Vermandois. Dans les dernières années du siècle, Tédricus, comte et abbé de Saint-Quentin, est évidemment le comte du pays. Aussi au Xe siècle, l'abbaye de Saint-Quentin devient patrimoniale dans la maison d'Herbert de Vermandois, qui détient à titre héréditaire comté et abbaye.

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