Cf. fasc. 1, p
258 BÉNÉFICE CONSTITUÉ EN iMONASTÈRES ÉPISCOPAUX
en fut faite1. Plusieurs autres abbayes ayant appartenu jadis à cet évêché ont été aussi rendues par la suite 2. Vingt-six cellae furent restituées à l'église d'Orléans par Charlemagne et Louis le Pieux 3. Le monastère d'Avenay était la propriété de l'église de Reims, écrit Hincmar à l'abbesse de cette maison ; mais, comme beaucoup d'autres biens de l'évêché, il est depuis longtemps par don ro}^al aux mains d'étrangers 4. Les abbayes de Saint-Epvre, de Saint-Germain, de Saint-Martin, appartenant à l'église de Toul, lui ont été ravies par Lothaire I ou Lothaire II, qui a enlevé à la même église le monastère de Bonmoutier, tenu encore en bénéfice royal lorsqu'en 912, l'évêque Drogon en obtint la restitution. Le même roi a enlevé par violence à cet évêché l'abbaye de Saint-Dié qui, sous les Ottons, constitue un bénéfice. Maints autres monastères avaient été enlevés à l'église de Toul, probablement dès le temps des premiers Carolingiens 5. Lothaire II a décidé aussi que le monastère de Gorze, propriété de l'église de Metz, obéirait à des laïques et l'a confié au comte Bivin6. Senones a été soustrait au même évêché par lui-même ou par son père. Mettlach a été enlevé par Lothaire I à l'église de Trêves au profit de Guy de Spolète 7 ; cette église a sans doute été privée aussi de la cella de Saint-Goar, cédée en bénéfice par Pépin 8. L'abbaye de Saint-Sulpice, qui appartient à l'église de Châlons, a été tenue en bénéfice de Charles le Chauve, puis de Carloman 9. Les abbatiolae de Saint-Êtienne et de