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PRIVILÈGES RELATIFS AUX TRAVAUX D'ENTRETIEN

des édifices, confondant ainsi en une seule deux charges qui furent à l'origine et sont demeurées longtemps distinctes 1. Les faussaires manceaux distinguent bien la charge des dîmes et non es de celle des réparations, qui toutes deux incombent aux détenteurs des villae ; ils prévoient pourtant que le cens payé par ceux qui tiennent du roi en bénéfice des monastères de l'évêché du Mans, serviront tant à l'entretien de l'évêque et des chanoines qu'aux réparations de l'église 2. Peut-être estimait-on que celui qui payait régulièrement cens, dîmes et non es, contribuait déjà suffisamment par là aux charges de l'entretien des édifices.

Quelquefois, au moins au temps de Louis le Pieux, quand une restauration s'impose et que les détenteurs des biens font la sourde oreille aux réclamations du prélat, le souverain intervient pour leur enjoindre de remplir leurs obligations. Louis le Pieux écrit à un comte et à quatre vassi royaux : « Nous voulons que vous apportiez aide au diacre Herlegaud pour restaurer et couvrir l'église de Saint-Bénigne, car nous savons que vous avez des bénéfices qui sont dans la mouvance de cette église ». A Meaux, les évêques demandent que la puissance royale intervienne dans certains cas pour contraindre les bénéficier s 3.

Les rois se sont contentés le plus souvent de confirmer à une église son droit d'exiger l'aide des bénéficiers. Une clause de cette nature se rencontre dans les privilèges délivrés à plusieurs églises épiscopales et monastères par les rois, depuis le temps de Louis le Pieux jusqu'aux dernières années du siècle. L'évêque de Toul, Frothaire, constituant, vers 835, la mense du monastère épiscopal de Saint-Epvre, avait décidé que les bénéficiers auraient la charge, chacun suivant ses ressources, des clôtures et bâtiments. Cette disposition est confirmée dans les mêmes termes par Charles le Chauve et Charles le Gros 4. Les diplômes d'immunité que ce dernier roi et Charles le Simple accordèrent à Saint-Martin d'Autun stipulent que les bénéficiers devront entretenir les édifices, dans la mesure où leurs bénéfices contribuaient précédemment au travail 6.

A Saint-Epvre, à Saint-Martin d'Autun, les travaux d'entretien sont peut-être à la charge des hommes de l'église et

1. Ep. synodi Carisiae., y : « nouas ac décimas ad restaurationes tectorum... dari constituit » (Cap., II, 433).

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