‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 781 sur 1164 · Ep. 17, àHilduin, V · texte numérisé non relu

Ep. 17, àHilduin, V

2. Les canons du synode de Langres confirmés à Savonnières sollicitent seulement la restitution des biens, « his modernis temporibus distracta » (Mansi, XV, 540). Les biens de l'église de Reims revendiqués à Beauvais par Hincmar (3, Cap., II, 288), les biens d'église dont le concile de Meaux-Paris réclame la restitution de Charles le Chauve (17, p. 403), ce sont exclusivement ceux « tempore principatus vestri ablatas ».

3. Lettre d'Hincmar de Reims à Hincmar de Laon : « ad illum (le roi) pervenit te amplius praesumpsisse de rébus, de quibus nunc mandas quia Flotharius missus ejus Nortmanno consignaverit, quam ecclesiae tibi commissae dcbeantur et amplius quam in praecepto habeatur » (Migne, CXXVI, 495)-

4. Lettre d'Hincmar de Laon à Hincmar de Reims, CXXIV, 1030. L'homme du roi, Ansgarius, fut mis en possession « règia potestate ». Plus loin, il est dit que le. missus royal, Flotharius, a consigné ce bien entre les mains de l'homme de Nortman, et plus haut (col. 1029, cf. lettre d'Hincmar de Reims citée), que Flotharius l'a remis à Nortman. Vraisemblablement, Ansgarius est un miles du roi, mais n'est que médiatement son homme ; il est recommandé à Nortman, qui est un fidèle du roi. C'est Nortman qui a dénoncé l'usurpation de ces cinq manses qu'aurait commise l'évêque, « sicut Nortmannus dicebat » (col. 1030). Nortman tient Poilly du roi, à qui l'évêque de Laon a cédé la villa en bénéfice, sitôt après qu'elle lui fut restituée. Si ces manses avaient appartenu à la villa, il eût pu aussi les réclamer ce înme dépendance de son bénéfice ; mais, à en croire Nortman, ces manses sont la propriété du roi et non celle de l'église ; il préférerait faire reconnaître au fisc des droits sur ces terres.

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