Hospitalité offerte aux rois
Le droit de gîte qu'exercent, à l'époque carolingienne, le roi et ses fonctionnaires est un legs des temps antérieurs 4 ; mais l'usage qu'ils en font constitue pour les églises et les monastères une charge bien plus dispendieuse qu'elle ne l'était sous les Mérovingiens.
La piété des princes contiibue à les attirer et à les retenir auprès des basiliques qui renferment les ossements des mai tyrs. Pépin visite le sépulcre de saint Wandrille « orationis gratia » 5. Charlemagne, qui se rend à Rome aux limina des apôtres pour y prier6, fait aussi le voyage de Tours afin d'invoquer saint Martin 7. Souvent il entreprend une tournée de pieux
i. Lupi ep., 23, Lettre d'Eudes au chancelier Louis : « meministis nobis Zachariam abbatem hoc anno commissum, quando et vestra prudentia in tantuin nobis lavit ut pêne non nobis sed aliis commendaretur » (Ep., VI, 23).
2. : « non mediocriter nos gravant expensae quae illius hcminibus tribuuntur. Unde per vos sublevari deposcimus ut sit unde aliis ad nos confluentibus hospitalitatis gratiam irapendere valeamus » (loc. cit.).
3. 46 : « ne dubitetis.. perfidi commenta subvertere qui... et beneficiis meis ut in monasterio subsistens utitur et lacerare non desinit a quo fovetur » (p. 53).