‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 958 sur 1164 · SERVICE PERSONNEL, ENVOI DTUN CONTINGENT · texte numérisé non relu

SERVICE PERSONNEL, ENVOI DTUN CONTINGENT

des bandits, les comtes, édicté Louis II, leur donneront la chasse avec les vassaux des évêques \ En 873, le capitulaire de Quierzy décide que si le comte ne peut arrêter les malfaiteurs et les rebelles, il réunira pour les poursuivre les hommes du roi, ceux des évêques, abbés, ou abbesses qui habitent en son comté 2.

Le service personnel du prélat n'est pas toujours exigé avec la même rigueur que l'envoi du contingent des hommes de l'église. En deux occasions, Ganelon, archevêque de Sens, n'a secouru le roi ni de sa personne, ni des siens. N'avoir prêté au roi ni l'une ni l'autre assistance, c'était commettre deux délits distincts. C'est le second seulement qui lui est reproché en un autre cas. Quand Charles, à la nouvelle de l'invasion, marchait contre son frère et les dévastateurs du pays, Ganelon l'a privé du contingent ordinaire de son église, que le roi, se faisant suppliant, avait demandé lui-même à l'archevêque 3. S'il avait envoyé ses hommes, on lui eût pardonné peut-être de s'être abstenu personnellement. En 865, le capitulaire de Tousey décide que tous les fidèles du roi, évêques, abbés, comtes et les hommes des abbesses s'assembleront pour arrêter les entreprises des révoltés. Puisque seules les abbesses doivent envoyer leurs hommes, la convocation à l'adresse des évêques et des abbés paraît être ici d'ordre personnel. Mais, ajoute l'ordonnance, les missi devront s'assurer que les évêques, abbés et abbesses envoient leur contingent au complet ; ils rendront compte en outre au roi de l'équipage dans lequel les comtes et vassaux se sont présentés 4. On voit ici que les. exigences ne sont pas exactement les mêmes vis à vis des prélats et des autres fidèles ; les premiers envoient leurs hommes, les seconds se présentent eux-mêmes. La réunion où tous les fidèles du roi se concerteront sur les moyens d'étouffer la rébellion peut être distincte de l'entrée en campagne.

etiam eorum comités vicinos et episcoporum homines ad taies evincendos... sibi adsciscerent » (SS, II, 639).

1. Cap. Pap., 850, 1 : « comités nostri eorumque sculdassi, adjunctis secum vassallis episcoporum, si nécessitas fuerit, ubicumque taies audierint, studiossime perquirant » (II, p. 86).

2. 2 : « si talis malefactor aut infidelis, noster emerserit ut per se illum comprehendere cornes in suo comitatu nonpossit, accipiat homines tam nostros, quam episcoporum vel abbatum et abbatissarum in suo comitatu commanentes » (p. 343) .

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