‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 985 sur 1164 · Charge supportée par l'église · texte numérisé non relu

Charge supportée par l'église

Le temps que dépensent en campagne le prélat et les hommes de l'église, les fatigues qu'ils supportent, les dangers qu'ils courent, tel est leur apport personnel au service du roi. La charge de la milice retombe d'autre part sur l'église ellemême. C'est son temporel qui couvrira les frais qu'entraînent pour le prélat et pour ses milites ces expéditions sans cesse renouvelées.

Le roi ne se charge ni de solder, ni d'armer, vêtir et nourrir ceux qu'il appelle à l'ost. La convocation marque, avec l'époque et le lieu du rendez-vous, tout ce qu'il faut emporter en campagne. Suivant les ordres reçus de Charlemagne, l'abbé de Saint-Quentin, Fulrad, devra se trouver, avec ses hommes bien armés et équipés, au plaid qui s'assemblera à Stassfurt, en Saxe, le 17 juin. L'équipement sera tel qu'ils puissent de

1. Liber de s. Hidulfi successoribus, 5 : « nimis continuata exactione militum in expeditione regali conpulsus » (SS, IV, 89).

2. Cette faveur est faite aux hommes de l'église de Paris (plus haut, p. 473,11. 1). En 811, on se plaint que des hommes libres se recommandent de préférence aux seniorcs « quos sciunt in hostem non profecturos » {Cap. de rébus exerc, 8, p. 165).

3. Eudes de Ferrières sollicite et obtient sans doute cette faveur en 840, cf. plus haut, p. 490, n. 1.

4. Loup de Ferrières demande que cette grâce, s'il est possible, soit faite aux siens (cf. p. 490, n. 4).

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