‹ Histoire de la propriété prétorienne et de l'action publicienne, avec un facsimile du [paragraphe] 283 des fragments du VaticanChapitre 33 sur 129 · PERTE INVOLONTAIRE DE LA PROPRIÉTÉ · texte numérisé non relu

PERTE INVOLONTAIRE DE LA PROPRIÉTÉ

de le reconstituer par séparation, puisque la réunion moléculaire s'étant opérée sans interposition de métal étranger, il est impossible de reconnaître Tendroit exact où elle s'est faite. Donc ce bras, en tant qu'objet possible d'une action réelle, a péri, il est consommé : unitate majoris partis cousumi... quia tota statua uno spiritu continetur -'; la statue ne forme qu'un être unique.

D'ailleurs l'objet nouveau n'est point, comme dans le cas de spécification, une transformation de l'objet ancien; je ne puis dire que la statue à laquelle on a joint un bras qui était à moi, soit une transformation de ce bras ; je ne puis dès lors étendre à la statue entière la tradition ex justa causa que j'avais pu recevoir relativement à ce morceau de métal. Au contraire, c'est le propriétaire de la statue incomplète, qui peut dire que cette statue, maintenant complétée, est une modification, une transformation de sa statue imparfaite, modification d'ailleurs si faible qu'il n'y a point pour lui de mutation de propriété ; il reste propriétaire d'une statue.

Dans tous ces cas, on le voit, il ne pouvait être question de Publicienne ni de revendication. C'est pourquoi Paul nous dit, et nous comprenons maintenant le sens général des mots, actio in rem -', qu'il emploie : (L. 23, §4, D., De reiv.^ b, i) « Ideoque in omnibus his casibus^ in quibus neque ad exhibendum, neque in rem locum habet, in factum actio necessaria est.

257. — D'ailleurs la Publicienne, dans nos trois cas, c. à. d. là où elle est possible;, présente de grands avantages sur V actio in factum à laquelle il faut recourir dans les autres hypothèses.

Le demandeur réclame, par la Publicienne^ sa chose

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