‹ Histoire de la province de Québec (volume 4)Chapitre 17 sur 31 · Life and letters of Sir John Willison; pp · texte numérisé non relu

Life and letters of Sir John Willison; pp

Laurier tournaient au triomphe. Le prestige de Laurier montait, montait dans la province de Québec. Et l'inertie gouvernementale ne serait qu'à demi goûtée en Ontario. Bref, on entrevoyait une victoire libérale. Le Pacifique-Canadien, craignant qu'une victoire libérale ne compromît son œuvre, s'opposait à cette imprudence. Le Pacifique-Canadien n'était pas seulement le plus fort contribuable et le plus gros employeur du pays. Il avait développé l'Ouest, assuré l'unité canadienne, aidé, à plusieurs reprises, le parti conservateur à prendre ou à conserver le pouvoir. A son tour, il comptait sur le parti conservateur pour servir ses aspirations au monopole. C'est dire son intérêt dans l'affaire. Le C. P.R. a dû insister pour faire tenir une autre session, écrit Tupper à son fils, ''et l'avis du C. P. R. doit nécessairement peser d'un grand poids auprès des ministres". '

Le C. P. R., les évêques et les ministres provinciaux de Québec ordonnaient ou conseillaient dans le même sens. Il faudrait siéger, et aborder la grande question. Dans cette impasse, Ottawa multipliait les précautions, les formalités, les garanties. Le conseil des ministres, procédant à une sorte d'enquête, entendit les délégués des catholiques, conduits par l'avocat John-S. Ewart, et le gouvernement provincial manitobain. représenté par Dalton McCarthy. Ces auditions, commencées le 26 février, se prolongèrent en mars.

Ces formalités rappelaient les délais apportés à l'exécution de Riel. Le gouvernement finirait bien par dire oui ou non. Il en recevait la sommation des deux côtés. Le procureur général Sifton, du cabinet Greenway, récusait hautement l'ingérence fédérale. Son représentant à l'enquête fédérale, Dalton Mc-

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