‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 2)Chapitre 146 sur 189 · SAINT-JEAN-CHRYSOSTOME D’ARNPRIOR · texte numérisé non relu

SAINT-JEAN-CHRYSOSTOME D’ARNPRIOR

La mission d’Arnprior etait desservie, en i860, par le cure du Portage-du-Fort, M. Bouvier. Le 26 octobre 1861, celui-ci ayant dt6 envoy6 k 1’ Original, fut remplace au Portage-du-Fort par M. O’Malley qui continua de visiter Arnprior une fois par mois jusqu’en 1867. A cette epoque (3 decembre 1867) M. Bouvier, de retour d’un voyage d’Europe avec Mgr. Guigues, fut nommd premier cure d’Arnprior avec mission de fonder sur des bases solides cette belle paroisse. II y demeura jusqu’en 1876 et reussit pleinement dans son entreprise.

Nous avons recueilli, dans les archives de l’archeveche, des notes fc rt precises sur Arnprior. Le 9 fdvrier 1865, Mgr. Guigues visita cette mission et trouva la chapelle finie et en fort bon etat mais beaucoup trop petite, puisqu’elle n’avait que quarante pieds de longueur sur trente de largeur.

“ Aussitot que M. Bouvier fut arrive 4 Arnprior, dit le document auquel nous faisons allusion, il comprit mieux que personne que l’etat de la nouvelle paroisse avec sa petite chapelle et son unique arpent de terre ne pouvait plus desormais satisfaire aux necessit^s du culte. Sa sollicitude se porta d’abord sur l’acquisition d’un terrain plus considerable. Usant des moyens dont il avait seul le secret, il obtint de M. McLaughlin un emplacement suffisant pour les desseins qu’il nourrissait. Dej4, en arrivant dans la paroisse et dans le courant de 1869, il avait allonge la chapelle k laquelle il avait adjoint une sacristie et des chambres qui servissent de presbytere temporaire. Voyant que tout allait bien, il se lamja d(5cid6ment dans la construction d’une g-rande et belle eglise en bois de quatre k cinq mille piastres. Commencde en 1871, elle fut compietement terminde en 1873, quoique la benediction en fut remise k plus tard.

“ D£s qu’il se vit en possession du nouveau temple, M. Bou-

vier se hata de transformer l’ancienne chapelle en un presbytfere qu’il trouva moyen de rendre convenable.”

Ces travaux successifs et ces transformations de constructions plus ou moins provisoires nous semblent aujourd’hui d’une habilete et d’une dconomie douteuses. Sans doute, quand line paroisse est riche, il est plus sage et meme moins dispendieux de batir des eglises et des maisons qui aient un caractfere definitif, mais pour etre iuste il faut se mettre k la place de nos predficesseurs et ne pas oublier que ces missions naissantes n’avaient point de ressources et qu’il etait k pen pres impossible de prbvoir jusqu’4 quel chiffre devait s’elever la population dans l’avenir. Dans ces conditions le provisoire s’imposait, etceque nous appelons aujourd’hui de la mesquinerie etait qualifie alors d’audace.

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