SAINT-ALEXANDRE DE SAND-POINT
Le meme document que nous venons de citer, apres avoir parle d’Arnprior nous donne des details interessants sur Sand- Point : “ La famille McDonnell parlait toujours de batir une chapelle a Sand-Point, mais elle ne se hdtait gufere de mettre ses promesses k execution. L’dcole qui servait de chapelle etait peu convenable, les ornements moins encore. Lorsque M. Bouvier, fut nomme cure d’Arnprior il se lassa d’un provisoire qui menaqait de s’eterniser. Ddsireux, d’ailleurs, d’attirer k Arnprior les quelques families catholiques de Sand-Point, il signifia k la tamille McDonnell que, vu l’etat inconvenant de la chapelle, il allait discontinuer d’y dire la messe. Cette mesure blessa vivement M. McDonnell, qui cessa, pendant quelque temps, tous rapports avec M. Bouvier. Bientot, cependant, la foi l’emporta sur la rancune, il comprit qu’il avait tort, et se resolut k tenir loyalement ses promesses. La construction de la chapelle fut done commencbe (1870) et poursuivie avec un esprit de ddvouement et de sacrifice qui a acquis k cette famille la reconnaissance des catholiques du pays et de la religion. L’figlise a soixante-dix pieds de long sur trente-cinq de large, avec une galerie de vingt pieds. M. Fink en fut le constructed. Il est bien k regretter qu’au lieu d’avoir ete construits en madriers superposes, les murs n’aient 6t6 faits en maqonnerie,
rien alors n’eftt manqud. L’int6rieur est de bon gout ; les autels, les quarante bancs, la sacristie sont tr£s convenables ; le clocher est termini et une cloche de huit cents livres y doit etre suspendue ; les depenses ont 4t4 support^es presque exclusivement par la famille McDonnell, rnoins quelques petites sommes donnees par des amis. Ce n’est pas tout, M. McDonnell a fait don de cinq lots de terre pour l’dglise et de deux arpents pour le futur cimetifere.* La benediction solennelle du monument eu lieu le 17 aout 1871, et Mgr. Guigues pour temoigner sa reconnaissance au gendreux bienfaiteur de la mission, lui a accorde la jouissance gratuite in perpetuum de deux bancs. Jusqu’4 nouvel ordre M. Bouvier y viendra dire la rnesse regulierement une fois toutes les trois semaines, et recevra pour ce ministere un support annuel de cinquante louis. ”f