‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 2)Chapitre 164 sur 189 · SAINT-EDOUARD DE BRISTOL · texte numérisé non relu

SAINT-EDOUARD DE BRISTOL

Deux notes de visite de Mgr. Guigues, voilfi les uniques documents que nous possedions sur cette petite mission que desservait le cure du Portage.

La premiere est datee de 1863. Elle donne les dimensions de la chapelle, quarante-deux pieds sur trente-six. La chapelle 4tait finie & l’exterieur, et pourvue k l’intdrieur d’une petite galerie ; on etait i construire une sacristie. L’esprit des catholiques dtait bon, mais malheureusement, il n’y avait aucun espoir d’agrandissement possible, les terres etant toutes occupees.

La seconde note, de l’hiver de 1872, nous apprend que la chapelle est complfetement terminde, mais que la mission, au lieu d’augmenter, diminue. On constate un courant prononcb d’^migration, non seulement des catholiques mais encore des protestauts.

QUYON AUTREFOIS SAINTE-BRIGITTE d’ONSLOW ET DE PONTIAC.

Nous avons vu en quel dtat d’abandon se trouvait l’eglise d’Onslow, lorsque Mgr. Guigues, ne voulant plus qu’on y offrit le saint sacrifice, en retira le cure rbsidant (1863). M. McDonagh profita de ces changements pour quitter le diochse, et l’dveque envoya k sa place, M. Casey, vicaire des Allumettes (septembre 1863) avec ordre de s’installer dans le village de Pontiac. Quant k Onslow, le phre Molloy, de la cathedrale, en fut chargiS temporairement, avec mission de faire payer par les habitants les dispenses considerables que M. McDonagh avait faites pour la paroisse. Ce Pere reussit si bien, que dhs l’annee suivante, l’dglise etait enfin terminee, du moins k l’ext^rieur, et qu’il en pouvait remettre la desserte k M. Casey.

En 1867 seulement, furent posiSs les bancs dans 1’iSglise d’Onslow. A cette meme ^poque, le presbyt&re fut re'fnis en bon 6tat. Ce canton avait subi une crise grave ; beaucoup d’habitants avaient abandonne leurs terres, mais dhs'lors, la plupart 6taient revenus. Une ere de bien-etre relatif commenqait pour ces pauvres catholiques.

En f^vrier 1872, Mgr. Guigues eut enfin la satisfaction de constater que la mission d’Onslow etait sorti d’embarras et faisait vivre honorablement son cur6.

Nous avons dit que M. Casey s’etait install^ dans le village de Pontiac. II habitait une maison dont on ignorait le proprietaire, car le chemin de fer de Pontiac et les hdritiers de M. Egan pr6tendaient dgalement k ce titre. Comme la chapelle commencde jadis par M. McFeely n’dtait pas terming, M. Casey dit la messe dans sa maison, l’hiver, jusqu’en 1868, ^poque ou il parvint enfin k la mettre en dtat de servir au culte. Cette chapelle avait quatre-vingts pieds de longueur sur une largeur de quarante.

Cependant le village de Quyon grandissait, et s’embellissait de plus en plus, et tout faisait prevoir qu’il serait choisi, tot ou tard, pour la residence du pretre. On se preparait, en 1872, k batir une petite chapelle sur un terrain de deux arpents donne par M. Lyons.

Nous terminerons ce chapitre par le tableau comparatit des recensements de 1861 et de 1871 :

Canadiens.

Irlandais

catholiques.

Total

catholiques.

Protes¬

tants.

Population

totale.

CO

Comme on le voit, l’augmentation de la population pendant cette ddeade, quique lente, s’est effective en faveur des canadiensfrangais.

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