‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 2)Chapitre 30 sur 189 · LES MISSIONS PARMI LES COLONS DE L’OTTAWA, DE 1836 A · texte numérisé non relu

LES MISSIONS PARMI LES COLONS DE L’OTTAWA, DE 1836 A

Comme nous avons vu, Montebello, appeld alors Notre-Dame de Bonsecours de la seigneurie de la Petite Nation, fut pendant de longues anndes la residence du missionnaire de la vallee de l’Ottawa. II rayonnait de 1 4 un peu partout, et sa vie etait une s^rie ininterrompue de longs et penibles voyages. Apr4s M. Roupe qui, le premier, en 1828, visita les catholiques de la vallee, M. Paisley s’illustra dans ce saint minist&re. Nous retrouvons ses traces un peu partout, 4 Buckingham, 4 Bytown, sur les bords de la Gatineau. En avril 1829, Mgr. MacDonnell, eveque de Kingston, dcrivait 4 l’dveque de Quebec de vouloir bien permettte au P£re Paisley de dire une messe en Haut-Canada une fois sur trois dimanche, “ every third Sunday.” Apres lui, nous voyons M. Moore visiter et desservir l’Orignal.

En 1836, Mgr. Lartigue voulut faire de l’oeuvre des missions de l’Ottawa et des cantons du nord, qui commengaient k se peupler, une veritable institution. II donna aux jeunes pretres qu’il envoya 14 pour y passer le temps de leur vicariat, le titre de missionnaires ambulants de la vallee de 1’ Ottawa, et leur ecrivit des instructions sur leur maniere de vivre et de se conduire, si belles et si apostoliques que nous regrettons de ne pouvoir, faute d’espace, les reproduire ici. Leur seul defaut serait, peut-etre, d’etre trop precises et trop minutieuses, comme si des missionnaires pouvaient observer un rfeglement avec la meme fiddlite que feraient des seminaristes. Ils devaient aller deux ensemble, et faire autant que possible, leurs exercices en commun. Ils avaient leur residence permanente 4 Bonsecours 011 ils venaient se reposer de leurs fatigues.

Quels furent les premiers pretres qui m6rit4rent, 4 proprement parler, ce nom de missionnaires ambulants de la vallde de l’Ottawa ?

On l’a donn6, parait-il, 4 M. Brunet, 1835-1838. MM. Dolan, Brady et Bourassa le porterent 4 meilleur titre, car c’est 4 eux que revient la gloire de l’^vangelisation systdmatique de notre vallee.

Leurs ressources dtaient prdcaires ; elles dependaient, en partie des aumones de la Propagation de la Foi. En effet, par mandement du 18 avril 1838, Mgr. Lartigue avait dtabli 4 Montreal cette admirable association, en union avec celle de Lyon.

“ Malgre des difficultds nombreuses, disait le saint prdlat, et particulierement malgre le manque de dotation pour notre dveche, nous avons envoye depuis le commencement de notre dpiscopat, plusieurs missionnaires dans les parties de ce diocdse ou les catholiques eloignes ne pouvaient, faute de moyens, pourvoir aux besoins de pretres residents, 4 l’erection d’eglises et aux autres necessites du culte. Depuis deux ans, surtout, nous avons surtout adresse aux sauvages infiddles du lac Temiscamingue et 4 d’autres tributs isolees et barbares, des pretres courageux et zelds lesquels ont converti 4 la vraie foi plusieurs de ces infortunes. . . . ” Et il terminait par un chaleureux appel 4 la generosite des fiddles.

Mais avant d’etudier les travaux de nos premiers missionnaires, il convient, pour plus de clartd, de faire en quelques lignes, l’historique des premieres paroisses de la partie nord de la vallee de l’Ottawa, c’est-4-dire de Grenville, de Buckingham et d’Aylmer, comme nous l’avons dej4 fait, pour Montebello, L’Orignal et Richmond. C’est l’unique moyen de guider le lecteur 4 travers des notions qui risqueraient, autrement, de devenir trop confuses.

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