‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 2)Chapitre 35 sur 189 · LES OBLATS A BYTOWN · texte numérisé non relu

LES OBLATS A BYTOWN

Le 25 janvier 1844, le Pere Telmon, superieur de la nouvelle fondation, arriva k Bytown ou il demeura, pendant quelques semaines, en cohabitation avec Mgr. Phelan, lequel voulait, par ce procede amical, lui faciliter les premiers jours d’installaiion et prevenir les effets du mauvais vouloir de la population irlandaise. Le P6re Telmon parlait mal l’anglais, et les irlandais avaient comju, k tort, des alarmes sur le sort qui les attendait. On leur laissait pourtant deux pretres de leur langue : M. Byrne, du 13 novembre 1843, aux 28 avril 1844, et M. McEvoy, jeune homme nkemment ordonne k Bytown meme. Le Pere McEvoy ne quitta la ville que le 12 mai 1844, huit jours apres l’arrivee du Pere Damase Dandurand. Celui-ci parlait couramment l’anglais et devait prendre la charge de la congregation irlandaise jusqu’4 l’arrivee d’un religieux de cette nationalite.

La mission de Bytown, k l’arrivee du Pere Telmon, comprenait les localites voisines d’Osgoode, de Gloucester et de March. Pour le service d’Osgoode et de Gloucester, il n’y avait alors qu’une chetive et petite chapelle en bois, bade en 1830, k 16 milles de la ville. Ces missions 6taient pourtant d6j& fort peuplees, puisqu on y comptait plus de mille communiants. Quant 4 March, eHe avait trois cents communiants, et sa chapelle, bade dgalement en 1830, mais inachev^e, 6tait des plus pauvres et des plus mis4rables.

Le i4juin de l’annee 1844, Mgr. Phelan 6rigea solennellement dans la vieille eglise de Bytown, la confrdrie du Sacrd-Cceur de Jesus,. Le 2 septembre de la meme ann4e, l’ordonnance, c’est-4dire 1’ administration militaire fit don 4 l’dveque de Kingston, pour la corporation catholique de Bytown, de quatre lots (huit arpents) de terrains situes sur la Cote-de-Sable, pr4s de la riviere Rideau, & la condition que ces lots seraient employes 4 l’dtablissement d’un cimeti4re, et que les soldats catholiques, qui viendraient & ddc4der dans la ville, y seraient enterrds sans frais.

L’annee suivante, M. Besserer donnait, par acte authentique, 4 l’eveque de Kingston, un magnifique et vaste terrain, dgalement sur la Cote-de-Sable, comme emplacement d’un futur college. Cet emplacement, selon le vceu du donateur, est aujourd’hui occupy par l’Universite d’Ottawa.

Nous avons dit que l’arriv6e des PP. Oblats k Bytown n’avait point reuni les sympathies unanimes de la population. Le mecontentement de certains paroissiens, attis6 en secret par des meneurs eclata le 4 aout 1844, k l’occasion de la vente des bancs, par une manifestation scandaleuse. Un des marguilliers en charge s’oublia au point d’insulter le Pere Telmon en pleine Eglise. Nous ne voulons point 6crire ici son nom et fletrir un homme qui, depuis, a pleurd sa faute. Les rivalit^s de race sont toujours aveugles et peuvent neanmois comporter un certain degrd de bonne foi.

Justement indigne d’une telle conduite, Mgr. Phelan se transporta 4 Bytown et, par deux ordonnances, en date du 10 octobre 1844, il cassa, 4 la fois, le corps des syndics et le comitd de construction de l’dglise, se rdservant, 4 lui-meme et au missionnaire de la ville, la faculte de leur choisir des successeurs. Le r^sultat de ces lamentables difficult^ fut un arret complet des travaux de l’^glise pendant toute cette malheureuse ann^e.

Un etat de malaise general, tant spirituel que materiel, envahit alors la paroisse. Les fideles dtaient divisds en deux camps ; d’un autre cot6 la vieille chapelle, devenue trop 6troite pour la population toujours croissante, tremblait au moindre vent et menacait, chaque dimanche, d’4craser sous ses ruines la foulq

accourue aux offices. L’argent manquait, et la plus profonde indifference avait remplacd l’enthousiasme des premiers jours.

Daus ces tristes conjonctures, Mgr. Phelan fit un dernier effort. II se rendit, au printemps de 1845, k Bytown, et accompagne des PP. Oblats et de quelques notables de la paroisse, il vint tendre la main de porte en porte et solliciter la charite des catholiques pour la maison de Dieu. On ne fut point sourd k la voix du premier pasteur. Cinq cents louis furent recueillis. Les protestants eux-memes voulurent contribuer k la bonne oeuvre et offrirent la somme de quatre-vingts louis. De leur cote les missionnaires allaient faire la quete aupres des voyageurs, sur les radeaux qui descendaient la riviere et demandaient aux bourgeois des chantiers l’aumone du bois necessaire pour la charpente et l’interieur du monument. On repondait k leur appel au deffi de toutes leurs esperances.

Le 24 mai 1845, ^es travaux reprirent avec ardeur ; et, le 25 juillet de la meme annee, fete de saint Jacques, patron de la paroisse, les murailles arrivaient k la hauteur de quarante pieds, fixde par le plan, pretes k recevoir la charpente. Pour comble de bonheur, on apprit alors que le superieur-general des Oblats consentait genereusement k faire, k la congregation une avance de mille louis pour l’achevement de l’edifice. A cette nouvelle, l’enthousiasme se reveilla k Bytown ; une nouvelle liste de souscriptions de cent quarante louis fut ajoutee aux anciennes ; la vente des bancs de la vieille chapelle, qui survint fut un triomphe : on se les enleva litteralement ; 414 louis entrerent en caisse de ce chef,

et les quetes des dimanches qui suivirent, produisirent, en peu de temps, l’enorme somme de cent autres louis.

C’est sous le feu de cet enthousiasme que le Pere Telmon prit la resolution de modifier, encore une fois, le plan primitif. La crise dtait passee, on approuva tout, le style romain devint style gothique, style pointu, selon l’expression du temps. Les fenetres furent ddmolies et refaites, comme en temoignent encore aujourd’hui les murs de la basilique. On n’osa point, toutefois, toucher au frontispice qui est demeure, jusqu’i nos jours, inacheve avec ses pauvres ornements toscans.

Le contrat pour la charpente de l’eglise fut donn6 k M. Rolland Carter qui termina, en decembre de cette meme ann6e 1845, tout l’ouvrage de la toiture. Les travaux se prolong&rent, k l’int6rieur encore quelque mois et enfin, le 15 aoftt 1846, ce temple magnifique fut solennellement benitet dedi6 k l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. Cependant, rien n’6tait fini au dedans ; de nombreuses annees et de grandes depenses dtaient encore necessaires avant que l’eglise Notre-Dame put devenir une veritable cathedrale.

Par une singuliere coincidence, k peine la nouvelle eglise de Bytown etait-elle livr6e au culte, que l’ancienne chapelle devenait la proie des flammes et perissait toute entibre, k l’exception des autels et des bancs qu’on put sauver.

Le 16 septembre 1845, les Pbres Oblats, fideles k la promesse qu’ils avaient faite k Mgr. Phelan, envoybrent k Bytown un jeune relmieux irlandais recemment ordonnb, le P. Molloy. Son arriv^e

fut une grande joie pour la portion irlandaise de la congregation qui se reconcilia des lors avec ses missionnaires. Quant au Pere Dandurand, sa sante chancelante l’obligea de se retirer pour un temps k Montreal. II ne tarda pas k rentrer k Bytown. Lui et le Pere Molloy devaient y passer les plus belles annees de leur existence.*

Avant de poursuivre notre nkit il convient de raconter tout d’abord un dvenement d’une importance capitale pour la paroisse de Bytown ; nous voulons parler de l’etablissement des Soeurs- Grises dans notre diocese.

Mgr. Phelan qui, depuis son arrivde k Bytown, nourrissait le projet d’amener dans cette ville des religieuses pour les mettre k la tete d’un hopital et des ecoles, s’en ouvrit, par une lettre du 7 novembre 1844, k la Trfes Rdvbrende Mfere McMullen, supdrieure gendrale des Sceurs-Grises de Montreal. L’offre tut accept^e et tous les details de Installation furent abandonnes aux soins du

' * Michel Molloy, en Irlande, le premier novembre 1804, missionnaire 4 Bvtown en 1845. II demeura quarante-cinq ans dans cette ville. Ce ne tut qu'en 1890 qu’on l’envoya 4 Saint-Sauveur de Quebec, se preparer, dans le repos, au grand passage. II y mourut, en effet, le 18 avril 1891, 4 1 age e quatre-vingt-sept ans. (R4p. gen. du Clerg4.)

P&re Telmon. Le P£re Telmon alia done chercher k Montreal les soeurs qu’on avait designees pour la mission nouvelle. C’dtaient : soeur Elisabeth Bruy^re, supdrieure, les sceurs Thibaudeau, Charlebois et Rodriguez, et de plus deux jeunes postulantes qui voulurent bien les accompagner. Le P. Telmon et ses compagnes quitt^rent Montreal en traineau le 19 f6vrier 1845. A minuit, ils arriv&rent k Montebello, ou l’honorable Papineau leur offrit la plus cordiale hospitality. Le lendemain, on acheva le reste du voyage. En arrivant k trois milles de la ville, non loin de la Gatineau, nos religieuses rencontrerent, 4 la porte de M. Homier, un immense cortege de quatre-vingts voitures qui les attendait. C’etait une delegation de l’dlite de la ville, omprenant plusieurs protestants> meme un ministre anglican, qui venait k leur rencontre et leur preparait une entree triomphale. Les sceurs descendirent k l’eglise et au presbyt<bre que les peres leur abandonment jusqu’i ce qu’elles fussent definitivement instances, rue Saint-Patrice, dans un petit local en bois, Ik oil se trouve situe actuellement l’humble couvent du Preieux-Sang.

Bytown avait, en effet, le plus grand besoin de ces saintes femmes. Encombnbe d’^migrants, de voyageurs et d’etrangers de toute sorte, il lui fallait un hopital pour les malades, et plus encore, des ^coles dont Paction moralisatrice put contrebalancer les influences ddiyt^res d’un milieu corrompu. La jeunesse y 6tait tout-4-fait abandonnee, et ne connaissait ni loi ni frein d’aucune sorte. On ne comptait alors k Bytown qu’une petite ecole pour les irlandais. Quant aux canadiens, ils etaient complement delaissys.

D6s le 3 mars 1845, les Soeurs-Grises, ayant acquis deux maisonnettes contigiies k la leur, ouvrirent une ecole oil les enfants afflubrent. Le 10 du meme mois eut lieu la benediction de leur petit couvent. Le 18 avril, Mgr. Phelan erigeait, par mandement en couvent canonique, la nouvelle fondation. Enfin, le 10 mai de la meme annde, une maison proche du couvent fut acquise et organise, tant bien que mal, en hopital.

Telle fut la modeste origine de la congregation des Sceurs- Grises-de-la-Croix d’Ottawa.

Pendant l’annee 1846, la residence des Oblats de Bytown fut habitee par trois Pbres : le P. Telmon, supbrieur, qui en raison de l’^tat prdcaire de sa santd, s’occupait exclusivement du couvent des dcoles et de l’hopital ; le P. Baudrand, qui avait la desserte des canadiens-frangais, et le P. Molloy, qui 6tait chargd de la congregation irlandaise. Le P. Eusebe Durocher qui, avec le P. Medard Bourassa, faisait la visite des chantiers, se retirait bgalement 4 By town.*

L’ann^e 1847 fut drigd dans la nouvelle dglise le chemin de la croix. L’acte d’erection est perdu, mais nous avons retrouvb, dans les archives du diocese, la lettre de Mgr. Phelan donnant au P. Telmon les pouvoirs ndcessaires pour procbder 4 cette erection ;

elle est datee de Kingston, 23 mars 1847.

Cette ann^e est restee tristement memorable dans les annales de notre cite sous le nom de l’annee du typhus.

On sait quelles furent les causes de cette terrible epidemie. Les pauvres emigrants irlandais qui fuyaient la famine et la mort dans leur pays, contracterent les germes du mal, 4 fond de cale des navires, ou ils etaient entassds par milliers. A peine ddbarquds au Canada, le typhus bclata avec fureur et fit d’innombrables victimes. Le clerge catholique se distingua par son dbvouement heroique, au chevet de ses ouailles infortunees, taut 4 Quebec, qu’4 Montreal, 4 Kingston et 4 Toronto. Beaucoup de pretres et de religieuses furent atteints de la maladie, et paybrent de leur vie leur charitd.

Bytown fut temoin des memes scbnes d’dpouvante et de deuil.*

Nous extrayons les details qui suivent d’une lettre de Mgr. Guigues 4 un journal anglais dont le nom nous bchappe :

Deux cents Emigrants y mourerent ; plus de mille furent atteints. Le gouvernement, 4 la vue de l’immense ddsastre, fit construire, 4 la hate, des baraquements qui servirent d’hopitaux, et que Ton confia aux religieuses, moyennant une retribution alimentaire de quinze schellings par semaine.

* A. Medard Bourassa, k Lacadie le 18 juin 1818, ordonn4 A Lacadie e 7 mai 1844, missionnaires des chantiers, cure de Montebello, retire ensuite 14 Longueuil.

Le typhus fit son apparition dans les premiers jours de juin. Les premiers malades entrbrent chez les soeurs, le 5 du meme mois. Du 11 juin k la fin d’aout, la rentr^e quotidienne des patients flotta entre dix k dix-neuf.

Les infortun^s Emigrants qu’on amenaient k l’hopital etaient dans un tel etat de malpropret^ et tellement ronges de vermine, que personne 11’osait s’approcher d’eux, quelque prix que ce flit, et que les soeurs se voyaient obligees de rendre, elles-memes, aux hommes aussi bien qu’aux femmes, les soins de proprete les plus repugnants.

Apres les durs travaux de la journee, il leur fallait encore passer la nuit aupres, des malades, car les quelques personnes charitables qui, d’abord, les avaient remplacees, sitot qu’elles virent la premiere religieuse atteinte du mal, furent prises de panique, et ne reparurent plus.

Cet abandon, loin de les decourager, redoubla leur ardeur. Toutes rivaliserent d’heroisme, depuis les anciennes, jusqu’aux jeunes novices de seize dix-sept ans. Le 2 juillet une premiere fut prise du typhus ; quinze jours apres cinq etaient dangereusement malades. Des lors, il fallut abandonner les ecoles ; bientot, l’epidemie grandissant sans cesse, douze durent garder le lit, laissant k leur sept dernieres compagnes le soin de poursuivre, jusqu’4 la fin, la tdche sous laquelle elles avaient succombe.

Ces pauvres femmes montrerent alors ce que peut la verite chrdtienne. On les vit panser les plaies des hommes, ensevelir les morts, les mettre en biere, et meme charger les cercueils sur les voitures qui les transportaient au cimeti^re, tandis que les conducteurs, frappds d’une crainte superstitieuse, osaient k peine en approcher. Pendant le fort de la contagion, de juin en novembre, l’hopital ne compta jamais moins de cinquante k quatre-vingt malades k la fois. Ce ne fut qu’au mois d’octobre que les sceurs de la charitd purent obtenir, enfin, le concours d’une femme et d’un gardien.

Les pretres ne se montrerent point inferieurs aux religieuses. Les PP. Molloy et Baudrand, frappds dans le mois de juillet,

furent condamnes par les docteurs.* A cette nouvelle, le Pfere Dandurand accourut de Montreal, 27 juillet. Pendant un mois il suffit k tous les besoins, mais k la fin, ^puisfi de fatigue, il succomba k son tour, f

Mgr. l’eveque de Montreal se hata alors d’ordonner deux jeunes Oblats, les PP. Ryan et Fitzhenry qui accompagn&rent k Bytown le pere Lagier, et resterent intrepidement sur la breche jusqu’fi la fin de l’epidemie. Par un bonheur providentiel, aucune de ces nobles victimes ne perit, ce qui semble vraiment prodigieux lorsqu’on sait avec quelle fureur s6vissait 1 affreuse epidemie.

Comme on le pense bien, ce n’etait gufere le temps de poursuivre les travaux de l’eglise. La seule chose k noter cette epoque, fut un changement de presbytere. Le 7 aout 1847, le P- Telmon prit ci bail pour trois ans, de M. Thomas Donnelly, une maison de pierre, rue Sussex, No. 365, pour laquelle il paya la somme de soixante-dix louis. Il eut pour auxiliaire, dans cette deiniere annee, les PP. Dandurand, Molloy et Ryan.

Le premier aout 1848, le superiorat du P. Telmon prit fin. L’avant-veille, en effet, 30 juillet, un eveque, Mgr. Guigues, etait

* J. H. Baudrand, oblat, francais, n& en 1810, ordonn^ en 1837, arrive en Canada en 1841, mort k Galverton, Texas, en 1853*

t Nous ne pouvons roister au ddsir de raconter ici un touchant Episode de cette epidemie, que nous tenons de la bouche de celui qui en fut le hbros.

“ Les malades, nous dit le p&re Dandurand, mouraient littbralement dans les rues Un iour, je dus ni’asseoir sur une pierre, au coin du pont des Sapeurs, pour entendre la confession dune pauvre irlandaise qui agomsait. Elle avait deux petits enfants, dont l’un k la mamelle. Pendant que ye m’inclinais pour entendre la confession de la mourante, je sentis derribre moi, deux petits bras glacis qui s'enh^aient k mon cou. Laissez-moi, ma fille dis-ie alors, laissez-moi confesser votre m£re ! et je detach ai doucement les bras qui m'^treignaient. C etait le poids de la mort que j avals senti ; la pau

vre petite creature roula sans vie k mes cot^s.

Avant d’expirer, la m&re eut la force de me dire P£re, voici dans cette valise, toute ma petite fortune, je vous la confie pour mon enfant Soyez sans crainte, lui r^pondis-je, j'en aurai soin. La pauvre femme, ayant recu 1 absolution de ses pikh^s, rendit le dernier soupir.

“ Te pris done dans mes bras l’enfant qui restait, avec son heritage, et je descendible pont des Sapeurs. Au bout du pont, je rencontrai une dame catholique ; je l’arretai : — Madame, lui dis-je, voici une petite orpheline que je vous domie/emportez-la. La bonne dame prit 1’enfant 1'adopta et 1 41eva avec soin, et cette enfant est devenue depuis une bonne mbre de famille. Llle vit encore aujourd'hui.”

consacrd dans l’^glise pai oissiale de Bytown, qui prit, d<bs lors, le titre de cathddrale de l’lmmaculde-Conception.

A l’occasion de cette grande solennit^, on se mit en frais pour couvrir la nuditd de Pint6rieur de l’ddifice. L’dnorme charpente fut cach6e sous une voute de feuillage et de drapeaux ; les murailles furent tendues de linceuls blancs, et les colonnes brutes disparurent sous des torsades de flanelle rouge.

Comme nous l’avons dit, l’eglise de Bytown n’^tait que benite ; elle devait etre consacree plus tard, apr£s d’autres travaux, par le nonce apostolique, Mgr. Bedini.

Le P. Dandurand succeda au P. Telmon le premier aout 1848, en quality de curd de la cathddrale.*

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