‹ Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa et de la colonisation dans la vallée de l'Ottawa (volume 2)Chapitre 82 sur 189 · MISSION DE SAINT-ALEXANDRE DE SAND-POINT · texte numérisé non relu

MISSION DE SAINT-ALEXANDRE DE SAND-POINT

Parmi les noms les plus familiers aux oreilles des anciens colons et missionnaires du haut de l’Ottawa, il faut compter, au premier rang, celui de la famille MacDonnell, de Sand-Point, dont l’influence et les interets s’etendaient au loin des deux cotds de la rivifere.* C’est chez les MacDonnell que, depuis M. de Bellefeuille et M. Brady, les missionnaires descendaient, assures d’y recevoir la plus cordiale hospitality. Toutefois, Sand-Point,

* Les McDonnell, originaires d'Ecosse, ytaient quatre fibres : Alexandre, k Sand-Point ; Samuel, au Portage-du-Fort ; Roderick, au Calumet : Calluin, aux Allumettes. Ils appartenaient au meme clan que Mgr. McDonnell premier yveque de Kingston.

qui semblait destind grandir, trompa l’attente de tous, et se laissa distancer par sa jeune voisine et rivale Arnprior, dont il est devenu une simple annexe.

La mission de Sand-Point fut longtemps considdrde comme mission personnels de la famille McDonnell ; de fait, elle lui doit bien son existence, quoique non pas sans certaines difficultds, ainsi que nous verrons.

En fdvrier 1852, lors de sa seconde visite pastorale, Mgr. Guigues dcrivit sur Sand-Point ces quelques mots un peu amers : “ M. McDonnell m’a repu avec beaucoup de politesse. Sa maison ne manque de rien, mais la chapelle manque de tout. M. McDonnell m’assure que le canton pourrait donner ^40 au pretre, s’il y venait dire la messe toutes les trois semaines.”

En rbalitd il n’y avait pas meme de chapelle 4 Sand-Point. En 1855, l’dveque d’Ottawa ecrivait : “ Il n’y a pas 4 proprement parler de chapelle k McNab. Le pretre dit la messe dans la maison d’ecole, & laquelle on a pratiqud une petite separation. M. McDonnell a promis 4 arpents de terre, et fait une souscription trds genereuse pour une nouvelle eglise. Tout fait esperer qu’elle sera digne du donateur.”

Malheureusement le donateur ne se pressa pas de donner, et, sur ces entrefaites, Arnprior grandit. On y construisit une chapelle, avec l’arriere-pensee d’abandonner Sand-Point. Voici en quels termes s’en exprimait Mgr. Guigues, dans sa visite du 27 janvier 1858 : “ La maison d’dcole qui sert de chapelle n’est qu’d six milles d’Arnprior. M. McDonnell voudrait y batir une eglise. Je n’en vois guere Futility. M. Bouvier y va tous les mois, le lundi.”

Nous verrons comment, plus tard, les choses finirent par s’arranger.

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