MISSION DE SAINT-RAPHAEL DE SPRINGTOWN
Cette mission est restée constamment, depuis son origine jusqu’à nos jours, attachée à la paroisse de Renfrew. Située sur les rapides de la Madawaska, elle doit sa naissance à M. Gerald McCrae, bourgeois de chantier, qui y avait de grands intérêts. Voici la note qu’écrivait à ce sujet Mgr. Guigues, en date de 1853 : ‘ Springtown.—Ce village naissant est dû à M. McCrae, bourgeois. Il compte actuellement 10 familles dont 5 catholiques. M.
McCrae promet 2 arpents et 25 louis pour l'église. Les catholiques veulent commencer ce printemps une église en pierre de 40 pieds sur 30, à quelques arpents du village, sur une petite élévation d’où l’on domine la rivière et la campagne. (On compte que les voyageurs aideront beaucoup. Cette chapelle desservira une cinquantaine de familles du canton de Bagot, et des autres environnants. Les gens sont pleins de zèle et tout le monde soupire après l'ouverture du chemin de fer.”’
Les choses arrivèrent comme l'avait annoncé l'évêque. M. McCrae tint ses promesses. D'un autre côté, les habitants, et surtout les voyageurs, qui s'arrêtent à Springtown pour défaire les cages avant de les passer dans les rapides, répondirent généreusement à l’appel de M. Bouvier. La bâtisse avança rapidement, et dès le 20 janvier 1854, elle était bénite par Mgr. Guigues, en même temps qu’une cloche.
M. Byrne, successeur de M. Bouvier, fit élever un petit clocher assez mesquin, enduire les murs et placer les bancs.
Voilà toute l’histoire de Springtown. Dans sa visite de février 1858, Mgr. Guigues fit une dernière observation : :
‘“ Lorsque je séparerai Mount Saint-Patrick d'avec Renfrew, je crois que je laisserai Springtown à Renfrew. Peut-être pourraije lui adjoindre les cantons de Lavant et Darling actuellement desservis de Perth, et en danger de perdition. Espérons que de nouveaux colons s’établiront sur les terres encore vacantes de la Madawaska.”’