LES
année, puis quand des chemins furent ouverts, il visita cette mission régulièrement tous les mois. On lui doit les chapelles de Bristol, de Vinton, de Leslie, comme nous verrons, et la nouvelle église du Calumet.
Son premier soin, en arrivant, fut de bâtir, en bois, un presbytère à la place de celui qui venait de disparaître (1853-1854). Cette maison était située sur le penchant de la colline, non loin de l’église, dans une position qui dominait la rivière et offrait aux regards l'admirable paysage des Laurentides qui ferment, non loin de là, l'horizon. Mais elle avait l'inconvénient, comme la chapelle d’ailleurs, d’être d’un difficile accès. C’est pourquoi Mgr. décida que lorsque l’on construirait une nouvelle église, il faudrait la placer au pied de la côte sur le bord du chemin public, à quelques pas de la rivière. Il fut fait comme l’évêque le désirait, et l’église fut bâtie dans le bas, mais le presbytère récemment construit est placé, comme l’ancien, sur le penchant du côteau.
Cette construction de la nouvelle église prit plus de dix ans. Dès le 20 février 1856, l’évêque de Bytown donnait ordre.de.faire des économies pour la commencer le plus tôt possible. Il avait à cela deux raisons : l’état de délabrement de l’ancienne et la crainte d'un schisme de la part d’un certain nombre d'habitants qui, mécontents du site actuel, construisirent une petite chapelle à cinq milles plus loin, mais qui n’obtinrent jamais qu’un prêtre y mît les pieds. Enfin, en 1858, les travaux commencèrent et marchèrent avec une mortelle lenteur.
En 1860, l’évêque d'Ottawa écrivait sur la paroisse du Calumet l’observation suivante : ‘* La nouvelle église que l’on construit a 92 pieds sur 45 avec une sacristie de 42 sur 24. Il faudra faire souscrire les paroiïissiens et quêter sur les cages ; la plus riche moitié des habitants est irlandaise.”